Il n’y aura pas de prochaine fois

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Mercredi 2 octobre, il est 11h30.

Nous patientons dans la salle d’attente d’un médecin-homéopathe. Personne n’est malade, nous venons juste parler du parcours vaccinal pour Lou, faire le point sur mes questionnements. Elle a juste le nez qui coule, poussée dentaire latente, les 4 canines qui sortent et qui malmènent un peu sa zone ORL. Rien de bien méchant.

11h45 nous entrons, le médecin est très accueillant, il m’avait fait très bonne impression la première – et seule fois – où je l’avais vu. J’étais seule ce jour là. Il se présente, demande à Lou si elle veut lui faire un bisou, Lou accepte, l’embrasse sur la joue. Elle s’amuse avec la grosse calculatrice posée sur le bureau pendant que l’entretien démarre, et comme c’est la première fois qu’il la rencontre il me dit qu’il va l’examiner rapidement, pour faire connaissance avec son organisme, sa tonicité…bon. En général les visites chez le médecin ne sont pas un problème, j’acquiesce un « oui, rapidement ok » et dit à Lou que le docteur va écouter son petit bidon. A ce moment là, elle est dans mes bras, nous sommes assises sur le divan fort confortable du cabinet, pas de soucis à l’horizon.

Entre temps le médecin s’est levé, et à peine ai-je fini ma phrase qu’il attrappe Lou sous les bras, sans prévenir, en disant « Allez tu laisses Maman, maintenant, on y va! ». Moi-même très surprise, je vois les yeux de Lou s’arrondir et son expression se figer. Il l’a attrappée, dans le dos, sans prévenir, pour l’enlever de mes bras, alors qu’il la connait depuis 5 minutes et qu’elle est dans un endroit qu’elle ne connait pas. Elle bat des jambes et dit « Nan ye pas! Nan ye pas! Maman! Ye pas! » (non je veux pas, non je veux pas, maman, je veux pas!) et essaye de tourner la tête pour voir qui l’emmène.

« Ca va ça va, allez hop », et toujours sans rien lui dire il se penche pour l’allonger sur la table d’examen, qu’elle n’avait pas encore vue. Et Lou qui s’agrippe à son cou « Non ja peur! J’a peur! » Et il insiste et décroche assez brusquement ses bras pour poser Lou sur la table. Lou qui se met à pleurer très fort. « Maman, maman! Maman! J’a peur! Ye pas! » Il s’est passé 2 minutes depuis qu’il me l’a enlevée des bras, et enfin je réagis. « Docteur elle vous dit qu’elle a peur, je vais rester à côté d’elle ce sera mieux pour tout le monde ».

« Ah non pas pour moi! »

« Oui mais elle a peur. J’aimerais que le petit examen rapide ne se transforme pas en calvaire qui l’empêchera de vous revoir sans hurler. Elle n’est pas malade, inutile de la forcer »

« Oui, mais j’aimerais la voir en situation normale, pas avec maman à côté, c’est pour cela que je voudrais que vous restiez sur le canapé pendant que je l’examine ».

En situation normale.

Je suis abasourdie par cette expression. Il n’y a rien de normal dans cette situation: quelqu’un qu’elle ne connait pas la manipule, lui écarte les yeux, la déshabille, veut prendre son pouls, lui enfonce un baton de bois dans la bouche avec de la lumière en pleine face, tout ça sans la prévenir, sans lui expliquer ce qu’il va se passer. Je lis sur ma petite cette panique de ne pas savoir ce qu’on lui fait: elle cherche par tous les moyens à voir dans son dos ce que c’est que cette chose froide qu’on pose et qu’on déplace, en continuant à pleurer « j’a peur! j’a peur!’.

Il n’y a rien de normal dans cette situation, non. Normalement, Lou est une enfant que l’on prévient quand on va la toucher, et à qui l’on explique ce qu’on va lui faire. C’est une enfant dont le corps est respecté et manipulé avec précautions, tout comme n’importe quelle personne souhaiterait qu’on la manipule, quand bien même l’examen serait indispensable il n’en reste pas moins une intrusion et se doit de respecter le patient. C’est une enfant dont les ressentis dans ces situations sont écoutés pour qu’elle ne soit pas bafouée et soumise mais bien consentante et en sécurité face à l’acte médical.

« Il faut qu’elle apprenne à se laisser faire ».

Abasourdie encore. Il faut qu’elle apprenne à se laisser faire…Qu’elle apprenne que tout le monde peut faire n’importe quoi sur elle, sans la prévenir et sans son consentement? Que parce qu’elle est petite elle n’a pas son mot à dire sur ce qui est intrusif et ce qui ne l’est pas? Et à 8 ans, quand un monsieur voudra lui toucher les cheveux et qu’on lui aura bien appris que face à l’adulte il faut se laisser faire, que lui dira-t-on? Et à 14 ans, quand un autre monsieur voudra regarder sous sa jupe et qu’ on lui aura bien appris que face à l’adulte il faut se laisser faire, que lui dira-t-on? Vous trouvez que j’exagère? Moi pas. Sans cesse nous plaçons les enfants face à ces contradictions:

« Va dire bonjour! Allez fais un bisou! Va dire bonjour à la dame »
Et plus tard: « Ne parle jamais à des inconnus ».
« Laisse toi faire »
Et plus tard: « Apprends à te défendre, ton corps t’appartient »

Lou pleure toujours.

Fort, je la rassure comme je peux en lui disant que c’est bientôt fini, qu’on regarde encore juste les oreilles et qu’ensuite on remet les habits. Elle se calme un peu et au moment où peut-être elle allait accepter de finir l’examen, le docteur lui dit « ah ben voilà, tu vois le cinéma! Allez, maman retourne sur le canapé ».

Ce fut terminé. Ma fille se remit à hurler de panique. J’ai interrompu l’examen, l’ai rhabillée. Ravalant ma colère comme je pouvais. Pendant qu’il rédigeait une ordonnance pour un traitement homéo destiné à calmer son petit rhume, il parlait à Lou:

« Tu vois, la prochaine fois maman elle restera sur le canapé et on fera l’examen tous les deux »
« Non ye pas »
« Si si tu verras la prochaine fois on fera comme ça. Tu viens me faire un bisou? »
« Non ye pas »
« Bon tant pis, du coup je vais faire un bisou à maman parce qu’elle est très jolie »

J’entends ça comme une blague. Je paye. On se lève, et effectivement il s’approche, me prend par le cou et me fait une bise bien appuyée. Il sent le parfum bon marché, je réprime un haut le coeur. Sans doute aurait-il fallu que j’apprenne moi aussi à me laisser faire…

Il essaye de toucher Lou qui le repousse, il n’insiste pas et lui dit juste, « allez, à la prochaine fois ».

Sauf que comment vous dire, docteur.

Il n’y aura pas de prochaine fois.

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Un commentaire
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evelyne dit :

bonjour,
je suis aussi outrée par ton récit que, toi tu as du étre choquée sans doute par le comportement trop cavalier de ce médecin! IL est où le respect de la personne? aucun médecin n’a jamais fait la bise à mes filles ou à moi même sauf serrage de mains! Un médecin n’est pas un pôte en général et le fait de ne pas voulir que tu sois prés de ta fille, est tout le contraire de ce que j’ai pu vivre avec mes enfants: on m’a toujours autorisé ou recommander au contraire à rester prés d’elles ( il est vrai qu’elles sont soit rebelle à un examen approfondie de la bouche pour la plus jeune, soit trop bouge bouge vouloir tout toucher des instruments etc…)
tu fais bien de changer de médecin. courage pour la suite. bonne journée Evelyne

llwynrt dit :

ça me rappelle le médecin qui avait dit à ma fille d’environ 1 an que c’était une chochotte parce qu’elle pleurait et ne voulait pas se laisser manipuler.
lui non plus je ne suis pas retournée le voir !

Anne-Claire dit :

Oh rude cette violence!
Et non tu n’exagères pas du tout ! Je pense exactement comme toi, ça fait déjà un moment que j’ai expliqué à mes enfants que personne n’a le droit de les toucher (ou que ce soit) sans qu’ils soient d’accord (même moi ou leur papa).
Et pour les bisous je suis contre ! Dire bonjour quand ils connaissent ou quand je leur dis que je connais, ok c’est de la politesse. Mais le bisou, ça rejoint le 1er point : chacun son corps et ses droits ;)
Lou tu as une super maman, faut que tu le saches ;)

analexilo dit :

non mais il est malade ce mec !!! tout à fait d’accord avec toi elle n’a pas à se laisser faire par un adulte !!! je serais restée bouche bée je pense et sans réaction moi aussi, c’est une drôle de façon de s’occuper de ses petits patients . un petit a besoin de sa maman ou son papa pour affronter ce qu’il ne connait pas c’est quoi . Il y a un livre de Dolto pour les petits « respecte mon corps », rien à voir avec cette situation (ça parle plutôt d’attouchements) mais qui est très bien, je l’utilise souvent en piqûre de rappel pour mes enfants…

analexilo dit :

même mon médecin ( qui est le papa des amies de mes enfants) me demande de prendre mon bébé dans les bras pour l’osculter et quand ce n’est pas possible qu’il doit l’osculter allongé dès l’examen fini il me le donne dans les bras en disant « va faire un câlin à maman en attendant » jamais il ne se permetterait de brusquer un petit, il explique tout ce qu’il fait, et il est pareil avec les familles qu’il ne connait pas à l’extérieur.

Nathflor dit :

Ouah, il a de la chance que ce ne soit pas moi sa patiente: il aurait pris une baffe pas homéopathique du tout…Ce qui est dingue, c’est que le traitement homéo implique habituellement un respect de la personne dans son intégrité, justement loin du patient « passif » qui gobe ce qu’on lui donne…
Pauvre Lou, heureusement qu’elle a une maman rassurante ;-)

QuickSteph dit :

Connard ! j’ai rien d’autre à dire.

Ghostcat dit :

Cette consultation est surréaliste en plus de donner la nausée…je trouve ce type malsain au possible et pas seulement pour ta fille, ça m’a l’air d’un c*nnard de pervers doublé d’un gros macho.

lilyla dit :

et bien ravie des médecins que ma puce a rencontré et plus d’un puisqu’elle fait des séjours parfois à l’hopital dans l’année … et des infirmières rigolotes et sympa (avec les enfants, les parents on s’en fout mais vous savez quoi, ce qui importe c’est bien la sérénité de ma fille car c’est par là, que passe la mienne de sérénité !!!). Alors nous, il y aura des prochaines fois et j’avoue que malgré le stress de ne pas savoir encore comment sa maladie va évoluer, je suis sereine car j’ai toujours rencontrer des médecins, des infirmières et le personnel en général à l’écoute de l’enfant. Et je crois qu’il importe que l’enfant soit en confiance mais surtout surtout qu’il sache qu’on ne fait pas ce qu’on veut avec son corps, qu’ils ont déjà des droits sur leur corps et ce depuis leur naissance!

Marie Obrigada dit :

Et ben… j’en reste sans voix avec les yeux ronds. Je ne trouve pas du tout que tu exagères. Au contraire, tu as été hyper patiente et donné sa chance à ce médecin jusqu’au bout.
Encore qu’il ne pense pas à prévenir Lou de ce qu’il fait, passons, il a l’habitude et ne pense pas que c’est nouveau. Mais ces propos ! Grrrrrrr

Vervaine dit :

Ouch ! Où l’on voit, malheureusement, qu’être homéopathe n’est pas un gage de qualité humaine… Je suis curieuse qu’il ait commencé par l’examiner et ne t’ai pas posé de questions sur ta fille. C’est le propre de l’homéopathie que de connaitre le « caractère » du patient, aussi jeune soit-il.
Il existe aussi différents courant dans l’homéopathie, pour ma part, j’ai une préférence pour les unicistes. Ceux qui donnent 10 kg de granules de toutes sortes pour le moindre bobo ne m’inspirent pas trop et ne diffèrent finalement pas tant que ça des allopathes. Et il y a des allopathes très bien aussi, hein ! ;)
La qualité humaine et le respect, ça ne s’apprend pas en fac de médecine…

• Ginylle • dit :

Quelle horreur !! Je me demande comment j’aurai réagi à ta place…et je crois qu’il m’aurait fallu du temps et du recul pour analyser ce qu’il s’est passé. Car il y a bien cette question là aussi: et nous, en tant qu’adulte, face au corps médical loin d’être exemplaire, comment réagit-on pour protéger son enfant ? Tu me mets face à des questions importantes…

Skyforged dit :

Wow… Vive le médecin chelou. Un truc pareil, je régirais de la même façon. Au revoir docteur, et au plaisir de ne plus jamais vous revoir.

Supermeuh dit :

en fait, à partir du moment où il a demandé un bisou, ça sentait pas bon… ce mec, il a un pb, en tout cas, et il abuse de sa position de médecin, aussi bien sur les enfants, que sur les mères: t’obliger à rester « sur le canapé », et t’embrasser, là, on croit rêver.
Pour ce qui est de l’examen médical « normal » de ton enfant… comme tu dis, c’est aussi comme ça qu’on apprend aux femmes que c’est normal d’être abusée.
Les petits garçons, il y a qq années de cela, subissaient des décalottages sauvages et sans préavis, c’est pas mal non plus comme violence sur le corps des enfants

En tout cas, ce type, effectivement, mieux vaut ne pas le revoir!

Mam’ Plume dit :

Je viens de lire ton article et j’en suis malade… Comment peut-on avoir aussi peu de respect pour une enfant et une patiente?
Et puis c’est quoi ce médecin qui bisouille ses patients?

J’ai arrêté d’aller chez le pédiatre à cause d’une situation un peu identique (en moins extrême), il y avait un remplaçant. Il n’a pas daigner prendre « contact » avec ma fille, d’office hop je t’ausculte, je te colle un truc froid sur le bidon et ma fille a hurlé de peur… La première fois qu’elle avait peur chez le docteur…
Depuis je vais chez mon médecin, il lui explique, lui donne des petits jouets, lui parle et elle est ravie, se laisse faire et tout se passe bien! Et je suis certaine, que même si j’étais restée sur le canapé (il n’en a pas), elle se serait laissé faire, parce qu’il prend le temps de lui parler et de la considérer comme une personne à part entière!

Dame Praline. dit :

Ha punaise mais quel connard !!!!!!!!!!!!!
ça me rappèle au début avec Emy j’ai eu une absence lors d’une des osculations qu’on lui faisait bébé, lors des vaccins justement……. On l’a forcé à avaler le vaccin couchée, qu’elle a failli s’en étrangler…. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas réagit, mais je m’en veut de ne pas l’avoir fait….
Au jour d’aujourd’hui, Emy reste très méfiante des médecins, des blouses blanches, même quand ça ne la concerne pas…….
Ton billet m’a retourné le coeur en tout cas……..

Peuvent-ils souffrir dit :

à vomir le comportement de ce médecin !
Ce n’est même pas de la maladresse (certaines personnes ont du mal avec les enfants), c’est clairement que ce monsieur demande qu’on se soumette à lui.
Affligeant, dégueulasse. Je crois que j’aurais pété un plomb à ta place.
Je m’en veux toujours de ne pas avoir envoyé balader le médecin qui a fait la visite du 1er mois de ma fille (jamais retournée bien sûr) et qui avait été odieux à sa manière lui aussi.

Eloïse dit :

Docteur, voilà ce que je vous propose : je ne vais pas payer, et je ne vais pas non plus porter plainte auprès de l’ordre dont vous dépendez ni au commissariat d’à côté en expliquant comment vous voulez que les petites filles (et leur mère par la même occasion) se soumettent à vous et acceptent que vous les manipuliez sans explication, sans douceur, sans consentement. Je raconterai cette expérience aux milliers de personnes qui me lisent mais je ne donnerai ni votre nom ni l’adresse de votre garçonnière. Pardon. De votre cabinet. On fait comme ça ? Non ? Chacun doit payer ? Bon. C’est comme vous voulez. Après tout ce n’est pas ma carrière qui est en jeu. Ni ma liberté, ni ma vie. Qui sait combien de patients, en apprenant ma démarche, feront la même ? Parce que je suppose que votre comportement d’aujourd’hui n’est pas dû juste au fait que vous nous trouvez très jolies… Si ? Aïe ! Ça risque d’être très compliqué pour vous d’expliquer tout ça…

Viollette dit :

« du coup je vais faire un bisou à maman parce qu’elle est très jolie » ? !!!
Si je n’avais pas été fiévreuse, j’aurais mis une gifle au médecin qui, après m’avoir fait le prélèvement pour l’angine, m’a dit « t’es un gentille fille » en me tapotant la joue. Alors certes, j’ai un peu forcé Simon, après lui avoir expliqué, à se laisser examiner par un médecin quand il était vraiment malade, mais pour un examen comme celui-là, non, c’est inadmissible. Je comprends qu’il veuille l’examiner sans que vous soyez juste à côté, mais il doit quand même attendre qu’elle l’accepte aussi, et lui expliquer ce qu’il lui fait, c’est le minimum avec un enfant.
J’ai d’ailleurs eu du mal à comprendre le médecin qui voulait vacciner Simon sur la table d’examen : ma médecin traitant -partie en retraite- le vaccinait toujours assis sur mes genoux, et ça se passait pour le mieux.

Jessica dit :

Et c’est un pédiatre ? J’espère que non… Même genre ici, la crèche me demande d’y aller un jour où ma fille n’y va pas car le médecin ONE doit passer…. je l’ai rarement entendue hurler ainsi… le médecin n’a pas réussi à l’ausculter et m’a remballée au bout de 5 minutes. Ai demandé à la crèche que ma fille ne soit plus vue par elle… (en plus, on était arrivées en sling, donc elle m’a fait genre « faudrait arrêter de la porter maintenant, elle est grande »)

Veronique dit :

A votre place, je n’aurais pas payé. Je serais partie avant la fin de l’examen. Vous ne risquez rien à le faire et c’est sans doute la seule façon que le monsieur se rende compte que son comportement est choquant.

Eloïse dit :

Oui Véronique, ça rejoint ce que je disais

Estelle dit :

C’est hallucinant cette façon de faire !!! Je comprends la colère, la surprise.
Effectivement, je serais peut être partie sans payer avant la fin ! Mais on ne sait pas tant qu’on ne le vit pas…
Et quand je pense que Lou parle, mais qu’il doit bien faire de même avec tous ces petits qui ressentent tout ça sans pouvoir l’exprimer…

arween dit :

Même pas en rêve le quart de ce qu’il a fait à ta fille, qu’il ferait à ma fille, je suis assez violente quand on fait du mal à ma fille, ou quand on la malmène
Le bisous à la fin, non mais tu veux rire, je l’aurai envoyer boulet comme une merde!!!
T’a eu du courage car j’aurai pas supporter

delphine dit :

Parfaitement anormal comme comportement !!! Combien de consultations faudra-t-il ensuite pour que votre fille accepte un examen sans méfiance ? Et le bisou à la mère ? On hallucine !
J’ai rencontré une fois ce type de médecin, qui m’a arraché mon fils pour lui faire une prise de sang dans une pièce fermée, sans moi donc. J’en suis restée choquée puis envahie d’une profonde colère. Moi qui suis d’un tempérament calme et respectueux, je l’ai quasiment insulté et n’ai jamais remis les pieds dans ce cabinet ! Heureusement, le petit n’en a pas gardé de souvenir, mais maintenant, je questionne systématiquement les médecins sur le type d’examen que mes enfants vont subir, et sur la possibilité ou non de ma présence, pour pouvoir les y préparer correctement.
J’en garde comme conclusion qu’un médecin qui refuse que le parent reste près de l’enfant n’a pas confiance en ses actes, puisqu’il a peur du regard du parent.
Bon courage à vous et à votre fille pour digérer ce moment. La colère s’apaisera sans doute, mais aiguisera la vigilance !

Hellvis dit :

Inoui, intolérable, les mots me manquent!
Je n’avais jamais vu ou entendu parler d’un tel comportement!
Quand je pense que je donne le sein a mes minus pendant les injections de vaccin (même a ma grande puce de 21 mois) que dirait-il, ce rustre, ce goujat??

rebol dit :

!!!! euh, je crois que j’aimerais bien avoir un nom, là, histoire d’éviter de me retrouver face à ce genre d’énergumène…. il mériterait bien une anti pub.
La bise sur ta joue à la fin !!! j’en reste bras ballants !

Elle-mère dit :

Bravo pour ce texte! Je comprends tellement bien ta réaction face à cette intrusion inacceptable. Et je comprends ce que tu écris sur la difficulté de faire comprendre ça à l’entourage.

J’ai un souvenir épouvantable d’une puéricultrice de la maternité, parlant à une autre maman, et lui faisant comprendre que son bébé (nouveau-né de quelques jours) devait accepter les biberons de complément, qu’il le veuille ou non, « parce qu’il doit comprendre qui commande ». Mater des nourrissons de quelques heures, quelle victoire! Consternant. Mais quand j’ai raconté ça dans ma famille, il s’en est trouvé que certains étaient favorables à cette façon de faire. Effroi.

Et quand ma belle-sœur s’est remariée, très vite, et est venue nous présenter son nouveau mari (elle habite loin), elle l’a présenté à ma fille de 3 ans et demi comme « tonton ». Pour ma fille, ses tontons étaient mes frères, qu’elle connaît depuis toujours, qu’elle voit assez peu mais qui font partie des familiers, qui ne lui imposent rien et qu’elle aime beaucoup. Alors le nouveau tonton, elle n’en voulait pas vraiment. Pas du tout même. Dès les premières heures de leur visite, ma belle-soeur a voulu aller acheter un cadeau avec son mari et la petite: au retour, il FALLAIT faire un bisou à tonton. Elle a refusé et j’ai fait en sorte qu’on parle d’autre chose. Deux jours plus tard, alors qu’elle ne montrait toujours pas tellement d’intérêt pour le monsieur (moi non plus), lui et ma belle-soeur se sont amusés à la poursuivre dans le salon pour lui faire un bisou. Elle hurlait. J’ai fait irruption dans la pièce et j’ai jeté un froid en coupant court au jeu d’un « vous voyez bien qu’elle ne veut pas on ne force pas un enfant ». Ils m’ont prise pour une folle hystérique et laxiste qui cède tout à son enfant. J’étais fière d’avoir résisté à ce qu’on nous demande tacitement: « faire que nos enfants se soumettent au désir des autres ».

Bref, totalement d’accord avec toi! Mille fois d’accord!

Léol dit :

C’est incroyable ! scandaleux ! je lui ferais quand même une petite lettre, avec copie à l’Ordre…qui sait, tu n’es peut-etre pas la première à subir ce comportement ? et il est idiot : un enfant, faut le mettre en confiance ! Ma généraliste me demande toujours ma présence, voire de tenir mon fils si un examen est un peu délicat. Et oui, quel enseignement ensuite pour ta fille ! et le coup du bisou : déplacé !

pcpmom dit :

Ça me rappelle la pédiatre de la maternité :
« Il crie beaucoup, non ?
– Avec votre (adorable) interne il n’a pas dit un mot. Peut être parce qu’on avait attendu qu’il soit réveillé, repu et CHANGÉ, qu’il était calme et qu’il s’adressait tout doucement à lui en lui expliquant ce qu’il se passait.
– Peuh ! Comme si une couche pleine les gênait à cet âge ou qu’ils comprenaient quoi que ce soit ».
Autant te dire que je n’ai plus revu que l’interne et que la seule fois où elle a voulu revoir la grenouille je lui ai dit que lui et moi ne souhaitions pas la voir elle.
Tu aurais du lui dire qu’il n’y aura pas de prochaine fois, pas avec le comportement qu’il a eu. Parce que ma famille comporte énormément de médecins je suis constamment exposée et abasourdie par la capacité de cette caste (car il n’y a souvent pas d’autre mot) à pas se prendre pour la moitié d’une cacahuète et à avoir des méthodes déplorables avec les patients (heureusement plutôt chez les collègues que chez les membres de la famille)… Du genre « vous pourriez éviter d’éternuer pendant que je vous ausculte ? Non parce que j’entends rien là » quand on vient pour des allergies chroniques ou « pourquoi tu pleures ? Ça ne fait même pas mal l’injection d’anticoagulants » à un gamin de 4 ans qu’on plâtre et pique sans lui expliquer pourquoi… Les remettre à leur place leur fait le plus grand bien et au pire ça soulage (faut pas tout garder pour soit, l’ulcère nous guette ^^)
Pour que ça change il faudrait changer la formation des généralistes… Et ça c’est pas gagné (même si certains appellent ce changement de tous leur cœur).

Naskaya dit :

La description de ce comportement mérite, selon moi, un signalement au Conseil de l’Ordre des Médecins car il peut s’apparenter à un comportement inapproprié envers un enfant (le mot pédophile est un peu fort mais c’est celui qui m’est venu à l’esprit en lisant vos lignes). Je suis également abasourdi par votre capacité cher auteure à être restée sans voix, sans réaction et en le saluant en partant… La colère (et celle-ci est grandement justifiée) est une émotion qui méritait d’être exprimée dans le monde réel et pas uniquement dans la toile virtuelle. Mais je vous comprends, c’est si difficile… Le problème majeur n’est pas un problème de médecin on dirait mais un problème d’Homme. Cet homme, malgré ses compétences techniques, n’est pas qualifié humainement pour prendre soin d’autrui. Et votre silence (car dans le monde réel, vous avez tu cet événement) place d’autres personnes face à ce médecin, porteur manifeste de symptômes pervers.

Working Mama dit :

Je n’ai pas du tout tu ce comportement dans le monde réel, j’en ai discuté ensuite avec beaucoup de gens qui cherchent ce type de médceins et leur ai déconseillé. Quand à ma contenance dans le cabinet, je me suis contrôlée pour ma fille, que ma colère si elle avait éclatée comme j’en avais envie aurait très certainement beaucoup effrayée, et j’ai préféré prendre ensuite le temps nécessaire avec elle en sortant pour lui reparler de ce que le médecin avait fait et pourquoi ce n’était pas acceptable. Ce monsieur a depuis reçu un courrier de ma part. J’ai fait savoir à ce médecin aux différents moments de la consultation que son attitude était déplacée, ce pourquoi j’ai d’ailleurs interrompu tout bonnement l’examen puisque mes remarques étaient balayées les unes après les autres. Quand à dire au revoir, je suis rentrée dans un endroit, j’en ressors, certes en colère mais cela n’exclue pas les codes sociaux. On peut dire bonjour et au revoir tout en ressentant pour l’interlocuteur une profonde colère.

pinkmarj dit :

j’ai un petit garcon de 2 mois et demi maintenant et votre texte m’a profondément touché, je n’imagine pas qu’un inconnu, médecin!, puisse ainsi maltraité un enfant peu importe son age !
je comprend tres bien que vous n’ayez pas eu les mots pour stopper c et examen et je pense que vous avez bien fait de ne rien dire en presence de votre fille, ca l’aurait effectivement affolée de voir que meme sa mère s’enerve et les disputes d’adultes devant les enfants c’est jamais bon :/
j espère que votre fille n’a pas été trop traumatisée pour les prochaines visites chez un autre medecin.
Par ailleurs, je suis d’accord avec Naskaya pour le fait de signaler ce medecin (je ne pense pas que nous soyons dans la meme region mais j’aimerais bien le nom de ce medecin histoire de ne jamais y aller !)

Mamange dit :

eh bien… en te lisant je me suis rappelé la façon dont mon médecin « manipule » mon fils… et je suis plutôt contente de dire qu’il est plutôt à l’écoute! il n’essaye pas de me l’enlever des bras, il prévient tjs quand il va faire quelque chose et à part le bâton dans la bouche (qui est de toute façon désagréable!), mon doudou ne pleure jamais avec lui…

je n’avais jamais poussé la réflexion à ce point, à propos de la façon de manipuler un enfant, j’ai tendance naturellement à expliquer à mon fils ce que je vais faire (par exemple, avant le bain, ou quand je vais l’habiller) mais c’est plutôt pour le rassurer et lui montrer que je suis là avec lui.

merci pour ce billet, ça fait réfléchir mine de rien!

laplumerousse dit :

Merci beaucoup pour ton billet. Grâce à toi, aujourd’hui, j’ai trouvé la force de dire non :

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