Pourquoi j’irai acheter Charlie Hebdo

L'humeur du jour

Chez moi, il y a des livres.

Des romans, des essais, des nouvelles, des traités, des recueils. On y trouve de la fiction, de la Fantaisy, de la politique, de la musique, de l’économie, de la sociologie ou bien encore de la poésie. Et de l’Histoire aussi. A côté d’un récent coffret sur débarquement, s’alignent les Mémoires de De Gaulle et la série encore incomplète des bandes dessinées de Tardi. La Guerre des Gaules de Jules César et un vieux bouquin sur les Pharaons. Le journal d’Anne Franck et une série de numéros du magazine l’Histoire. Si c’est un Homme de Primo Levy, Un Sac de billes de Joseph Joffo…

Tous ces supports comme autant de témoignages, de traces, de l’Histoire de l’humanité, de mes voisins, de mon pays. Des livres que l’on feuillette pour apprendre, pour se rappeler, pour réfléchir.

Demain, si le Dieu de la chance est avec moi, un numéro de Charlie Hebdo viendra rejoindre tous ces morceaux d’Histoire qui composent ma bibliothèque. Mais pas n’importe quel numéro. Celui du 14 janvier, avec sa couverture si bien trouvée et si triste à la fois, qui témoignera pour toujours de la force du message envoyé aux fous hurlants de l’intégrisme.

Ce numéro je l’achète pour moi, pour ma mémoire buy kamagra (www.eastportvet.com/buy-kamagra/) Citoyenne, comme une trace forte de l’Histoire de mon pays. J’y tiens vraiment, il m’est très important de pouvoir garder cette édition à la maison. Je l’achète aussi pour mes enfants, qui étudieront cet événement en cours d’Histoire, au collège ou au lycée. Ce jour là, quand ils rentreront à la maison et qu’ils me demanderont “Maman, tu les a vus toi les attentats de Charlie Hebdo? Tu le connaissais ce journal?”, je leur dirai que pendant trois jours je n’ai pas quitté la radio, et que pour pouvoir leur raconter tout ça j’ai gardé précieusement ce numéro, pour le feuilleter avec eux, et pouvoir parler de l’Histoire de mon pays. Qui sait, dans 10 ans peut-être Charlie n’existera-t-il plus. Je veux qu’ils puissent feuilleter, lire, et comprendre, qu’en 2015 douze personnes sont mortes pour avoir seulement osé dessiner, et penser.

Il est courant de garder les journaux datés d’un jour marquant. Demain mercredi 14 janvier est un jour marquant pour moi. La publication d’un journal dont la grande partie de l’équipe a été assassinée 7 jours avant. Le message est intense, et je souhaite que ce message habite ma bibliothèque, pour continuer à exister encore dans des années. Lorsque l’on entre dans une maison, on s’arrête toujours devant les livres, on regarde les tranches, les auteurs, les titres. Dans ma bibliothèque, les regards se poseront parfois sur ce numéro du 14 janvier.

Ainsi se poursuit le travail de Mémoire.

La couverture du numéro historique du 14 janvier 2015.

La couverture du numéro historique du 14 janvier 2015.

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