La question du choix, le choix en questions
Hier, j’étais à la PMI
Pendant les deux premiers mois de Lou, j’y allais tous les lundis matin. Il y a une permanence de puéricultrice, c’était l’occasion de faire une petite ballade, de discuter de ma vie de jeune maman avec la puer, de peser ma fille, de la mesurer, de prendre son tour de tête…je n’ai jamais été obsédée par ses mensurations parce qu’elle est visiblement en très bonne forme, mais bon voilà, le lundi j’y étais, c’était l’occasion quoi. Hier, je n’y étais pas allée depuis trois semaines. A la fin de ma petite rencontre avec la puer, Lou avait faim, on s’est donc installées toutes les deux sur un fauteuil devant le bureau pour une petite tétée. Entre temps, une maman est arrivée. On s’est dit bonjour poliment, rien de plus. Mais je voyais bien du coin de l’oeil qu’elle me regardait. Et la question est tombée: “Ca ne fait pas mal d’allaiter? On m’a toujours dit que ça faisait très mal, alors je n’ai jamais essayé, et pourtant j’ai 4 enfants”.
Je l’ai regardée en souriant et je lui ai répondu que non, ça ne faisait pas mal du tout. Enfin, que ce n’était pas sensé faire mal et que si tel était le cas, c’était souvent un problème de position du bébé, ou bien quelque chose dans la bouche du bébé qui ne fonctionnait pas bien: un frein de langue trop court par exemple. Mais qu’en s’adressant aux bonnes personnes on trouvait toujours, ou presque, un moyen de corriger. Elle m’a répété sa phrase “Ah bon…moi on m’avait dit que j’allais forcément avoir des crevasses ou au moins des douleurs alors j’ai eu trop peur”. Elle a continué: “Et pour manger, ce n’est pas trop contraignant de devoir enlever des aliments qu’on mangeait avant?” Je lui ai dit que je n’enlevais rien.
“Et pour allaiter dehors, ce n’est pas trop compliqué de montrer son sein?”J’avoue avoir été surprise de la question. Parce qu’elle était en face de moi, que mon sein était complètement invisible, caché par mes vêtements d’une part et par la tête de Lou qui prenait toute la place. J’ai eu le sentiment d’être face à une question “automatique” induite par “allaiter = déballer son sein”…alors je lui ai juste dit “Est-ce que vous voyez le mien?”. Elle m’a juste dit “ah oui tiens, non”.
Elle a fini la discussion avant d’entrer à son tour dans le bureau de la puer en me disant “c’est dommage, si j’avais vu des femmes allaiter facilement comme vous peut-être que je l’aurais fait. Mais j’ai eu trop peur avec tout ce qu’on disait, les douleurs, les contraintes. Et j’ai choisi de ne pas faire. ”
Cette discussion a raisonné en moi toute la journée d’hier. Notamment parce que j’ai lu cet article, découvert le matin même via un tweet de La Poule Pondeuse. Pour celles et ceux qui me lisent au quotidien ou qui likent ma page facebook, il n’est plus besoin de dire que je ne m’immisce pas dans les choix des autres. Je m’en fous en fait, de ce que font les autres. Je n’ai pas envie qu’on vienne me soûler sur mes choix, alors je ne soule pas les autres sur les leurs. Pour toi qui me découvre aujourd’hui via la lecture de cet article, c’est une donnée qu’il faut que tu gardes en mémoire et qui sera nécessaire pour ne pas prendre cet article de travers. Je n’ai pas l’intention de convertir qui que ce soit. Donc, je ne m’immisce pas mais par contre, je m’interroge, parfois même sur mes propres pratiques ou pensées comme cela a déjà été le cas dans plusieurs billets ici. Et aussi, si effectivement je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit, j’essaye par contre d’informer correctement. Par exemple, une maman qui viendrait me dire “J’ai arrêté d’allaiter à un mois et demi parce que je n’avais plus de lait”, je n’irais pas acquiescer ou dire “ah, bon, d’accord” juste parce qu’il ne faut pas s’immiscer. Je lui donnerai une info juste, en la tournant de manière à ne pas la blesser. Je lui dirais que c’est certainement un pic de croissance qu’elle n’avait pas identifié, et que si jamais elle a un autre bébé au sein elle saura que cette impression n’est pas la bonne. Bref, j’informe simplement, je ne laisse pas perdurer de fausses croyances. Libre à mon auditeur ensuite de tenir compte de mes propos ou de les oublier. Ce qu’il en fera ne me concerne plus.
Cette maman donc, a “choisi de ne pas faire”.
On nous dit toujours que les femmes ont le choix. Moi je veux bien. Mais si on prend le cas de cette maman, où est la justesse de son choix? Son choix, elle l’a fait sur la base de croyances transmises aveuglément. Allaiter ça fait mal. Tu vas avoir des crevasses et tu ne pourras plus t’en défaire. C’est tellement contraignant. Tu seras fatiguée. Tu ne seras plus libre. Tu devras montrer tes seins pour nourrir ton enfant dehors.
Est-ce vraiment un choix éclairé, ça? Que non! Si cette maman avait eu d’autres témoignages, avait pu rencontrer des gens informés, des allaitantes à l’aise, que sais-je encore, peut-être aurait-elle allaité ses 4 enfants.
Qu’on se comprenne bien. Ce qui me chagrine aujourd’hui, ce n’est pas que cette femme ait choisi le biberon. Mais qu’elle l’ait choisi pour de mauvaises raisons. Alors son choix n’est pas un choix juste. Elle n’a pas pu faire une juste balance entre sein et biberon sur la base d’arguments fondés, avérés. Elle a fait son choix par crainte de ce qu’elle entendait. Par crainte de subir les conséquences d’idées reçues d’un autre âge. Et elle a visiblement des regrets de ne pas avoir au moins essayé.
Donc je me questionne. On dit toujours que les femmes ont le choix. Mais quel choix, exactement? Combien parmi celles qui choisissent de donner le biberon dès la naissance font ce choix sur la base d’informations justes et non sur un ensemble de préjugés?
Je n’ai rien contre le choix, vraiment. J’ai choisi le sein, d’autres choisissent le biberon et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais à la lumière de la discussion avec cette maman hier, ou encore de ces multiples articles intitulés “8 raisons de choisir le biberon” où n’est toujours avancé que l’intérêt de la mère et jamais celui du bébé, je m’interroge sur la marge de manoeuvre que la société et l’industrie agro-alimentaire laissent aux mères dans leur choix. A titre d’exemple, on retiendra l’appellation de lait “maternisé”, aujourd’hui interdite et fort heureusement, qui a conduit pendant des années les mères à penser que les préparations artificielles étaient du lait maternel lyophilisé, sans que personne ne se risque à les contredire. Leur choix était-il alors éclairé? Non. Cette croyance se retrouve d’ailleurs encore…on entend toujours des jeunes femmes, confrontées à cette question du choix, dire que les préparations artificielles sont du lait maternel, ou bien qu’elles ne sont pas faites à base de lait de vache. Et leur capacité de choisir est alors totalement faussée.
Qu’on se comprenne bien encore une fois: inutile de me dire en commentaires que je considère que toutes les femmes ayant choisi le biberon l’ont fait pour de mauvaises raisons ou qu’elles ne sont pas assez intelligentes pour se renseigner. Loin de moi cette idée. Mais inutile aussi de nier que pour certaines, le choix sera biaisé faute d’infos justes.
Et celà ce n’est pas juger qui que ce soit. C’est dire la vérité.

Tétée à l’ombre dans le parc…là effectivement je “déballe” mais c’est parce que ça ne me gêne absolument pas^^



![Mon shopping allaitement [Hiver 2012] Crédit photo: MamaNANA (www.mamanana.com). Tunique d'allaitement modèle Ange.](http://www.working-mama.fr/wp-content/uploads/2012/12/Allaitement_en_tunique_ange-150x150.jpg)



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Merci pour cet article Julie !
Et au delà d’infos erronées, les maman allaitantes sont trop rarement soutenues…
Longue vie à tes “nichons”
Est-ce que le vrai choix existe vraiment? parfois je me demande jusqu’où vont les conventions en fonction de son passé, de son éducation, de son milieu, de son entourage et des influences diverses. Mais oui, je suis entièrement d’accord avec toi, savoir choisir c’est avoir l’information pleine de toute chose sinon, ce n’est qu’un demi-choix.
Et bien en te lisant je me dis que j’aurais très bien pu être cette femme, celle qui s’interroge et qui se dit qu’avec un peu plus de soutien, de renseignement et d’écoute aurait pu passer le cap des premiers , non DU premier jour d’allaitement…parce que je le voulais cet allaitement pour ma première puce…c’était pour moi, tout au long de ma grossesse, une évidence que de pouvoir l’allaiter…mais il y a eu ce personnel médical qui n’a pas su ou pas voulu ou je ne sais pas…sans rentrer dans les détails on m’a simplement dit ” vous savez rien ne sert de s’acharner autant donner un biberon sereinement que le sein si cela ne marche pas correctement…” donc j’ai tout stopper, dès le premier jour , et j’ai du faire face à ce regret et pour moi cette incapacité à nourrir ma fille comme tant d’autres le font et l’ont fait avant moi..dur dur de se faire à cette idée à tel point que je ne supportais pas qu’une autre personne tente de lui donner le biberon..une possessivité pour ce moment qui ne devait , pour un temps, que m’appartenir…Pour ma 2ème puce, je me suis fait à cette idée que ne n’y arriverait pas , je lui ai donner la tétée d’accueil et c’est tout…et puis j’ai découvert toutes ces nouvelles infos sur l’allaitement, des témoignages comme le tien, et tant d’autres qui me font dire que peut être j’aurais pu…quand on me demande si je l’ai fait je dis simplement que je ne pouvais pas…mais au fond je me dis que j’aurais du continuer d’essayer…mais sans soutien ni conseils pas si simple que ça… tout ça pour te dire que oui nous n’avons pas forcément le choix comme on pourrait le croire…. mes 2 puces sont en pleine forme, le bibi a été donner avec une tonne d’amour et de tendresse et j’en passe et les câlins sont monnaie courante par ici mais ce doute et ce regret reste quand même présent au fond de moi….
désolé pour la longueur de ce message mais ça fait du bien de pouvoir en parler sans jugements….:)
et sinon ta petite Lou est à croquer mais ça tu le sais !
Bonjour
Ton article me fait penser à moi aprés bébé 1 et aussi 2 et 3 …
Pour bébé 1 j’avais 21 ans je n’avais JAMAIS vu personne allaiter autour de moi autant dire que pour le choix de nourrir bébé j’ai fait ce que je connaissais j’ai choisi le biberon … par manque d’info ça c’est sûr … et en 1999 on ne faisait pas autant de “promo” autour de l’allaitement …
Pour bébé 2 j’ai vu ma belle-soeur allaiter quelques mois avant la naissance de bébé j’ai trouvé ça beau et j’ai voulu tenter ma chance … c’était sans compter mon hyper tension et son traitement médicamenteux … et sans compter sur une équipe de puer mal informée elle aussi … en salle de naissance on m’a demandé quel choix j’avais fait … j’ai répondu “bib à cause de mon traitement hyper tension” la puer a bondi et m’a dit “mais attendez il y a un traitement compatible avec l’allaitement” sauf que pdt 48h je devais tirer et jeter mon lait à cause du traitement précédent la puer a bien indiqué qu’en attendant bébé devait être nourri à la pipette … sauf que l’équipe à l’étage lui a donné le bib …
Au bout de 48h il a refusé le sein … et je n’étais pas assez “armée” pour me battre …
Alors quand j’ai attendu bébé 3 j’ai mis toutes les chances de mon côté et j’ai pu allaiter bébé 3 mois … un pic mal géré une pédiatre pro bib qui me dit qu’il est temps de sevrer bébé qui perd 600g en 15j j’ai craqué ==> bib à contrecoeur … 4 mois après cet échec. j’ai croisé la route d’une conseillère de la leche league … j’attendais bébé 4 … elle m’a accompagné conseillé a repositionné bébé quand j’ai eu des crevasses et j’ai vécu un bel allaitement … c’est bébé qui a choisit quand s’arrêter et j’en garde un doux souvenir …
Alors oui l’info est importante pour le choix et pour la durée de l’allaitement …
J’ai allaité partout et aujourd’hui quand je vois ma fille lever son t-shirt pour nourrir ses bébés corolle je me dis que + tard elle choisira en sachant …
Très juste ton article, je suis tout à fait d’accord avec toi !!!
concernant la maternité, j’ai l’impression qu’il a une gros manque de communication et que les info passent mal ou quelques sont parfois fausses.
Pas seulement pour l’allaitement, mais pour la péri, les différentes méthodes d’accouchement … parfois à cause de mauvaises idées encrées dans le collectif, parfois à cause de certains lobbies, parfois parce que ça simplifie la vie des docteurs.
J’espère que la tendance va s’inverser !!!
biensûre maintenant avec internet on peut trouver pleins d’info mais il faut arriver à trouver les bonnes !!!
Sinon perso, je trouve le cas de cette maman dommage car à cause de mauvaises info, elle a louper quelque chose de super, enfin de mon point de vue !!!
Bonne journée !!!
Malheureusement l’allaitement n’est pas la seule question pour laquelle on pense avoir le choix. L’éducation des enfants, vacciner ou pas, “materner” ou pas. Prendre la péridurale ou pas. On a toujours besoin du conseils des autres, de leur vécu, de la vision des autres : tout cela affirme ou infirme nos choix. La richesse vient des autres et vraiment, seul, on n’arrive pas à grand-chose à part se fourrer le doigt dans l’œil jusqu’au coude. J’espère que ton billet sera compris dans le bon sens.
Yeah !! voila la vérité !!!! alléluia ma soeur !!!!!!!
♥ et tout ca sans jugement ! c’est beau !!!
Tout choix devrait se faire avec un lot suffisant d’information juste. Merci pour ce joli billet
Très intéressant ton article, en générale sur internet c’est la guerre entre maman allaitante et biberonneuse, c’est une catastrophe, si plus de femmes auraient ton point de vue, il y aurait sûrement plus de femmes qui allaiteraient et moins de femmes qui culpabiliseraient.
J’allaite également mon garçon, je n’ai pas eu beaucoup d’occasion de voir un bébé au sein pour savoir comment m’y prendre, mais j’ai choisi de faire confiance en mon instinct et ça marche !
Comme souvent, je te rejoins Julie
mais j’aurais tout de même un petit bémol à ajouter à ton article… car de mon côté, j’ai rencontré trop (à mon goût) de femmes ayant abandonné l’allaitement du fait de la douleur des débuts: en règle général, l’allaitement n’est pas douloureux et effectivement ces douleurs peuvent provenir de mauvaises positions ou de quelques autres raisons très précises… MAIS cela arrive (et pour ma part, quatre allaitements consécutifs et quatre démarrages douloureux!)que les débuts soient (très) douloureux du fait de la sensibilité plus ou moins grande des mamelons de chacune…Je crois qu’il est tout aussi important que les mamans sachent que c’est possible et qu’elles n’y sont pour RIEN si cela arrive, et qu’il existe certaines astuces pour tenter de surmonter ces douleurs. Il y a de nombreuses femmes qui culpabilisent dans l’ombre d’avoir souffert au début de leur allaitement, qui n’ont pas osé parlé car partout on entend dire “allaiter? non ça ne fait pas mal! ou alors vous vous y prenez mal!) et qui ont du coup abandonné… alors qu’il y a parfois des solutions… http://puericulture.sitefan.fr/2011/02/24/sitepasfan-dallaitement-douloureux/#comments
bises affectueuses à toi et ta loupiote
Oui je vais préciser ma pensée: cela peut être douloureux les premiers jours (j ai eu les mamelons très sensibles par exemple toute la première semaine) mais là encore tout est question d’infos: je savais que ça ne devait pas durer, que si ça durait au delà des 10-15 premiers jours alors c est qu il y avait un problème au niveau de la mise au sein. Je savais aussi comment me soulager, j’étais partie à la mater avec le matériel nécessaire (lanoline et compagnie)…bref je savais que je pouvais avoir peut être quelques douleurs au début mais qu’elles ne seraient que passagères car en dehors de la phase d’accoutumance, l’allaitement ne doit pas faire mal. Et donc il n était pas question que ça me fasse arrêter l’allaitement puisqu il y avait des solutions. Le problème de cette idée reçue c est qu on entend dire que l’allaitement fait mal de toutes façons, au début, au milieu et à la fin. Or, c est faux.
Bien évidemment l’allaitement ne fait pas mal lorsqu’il est en route (heureusement pour nous! lol) et c’est pourquoi ton billet est tout à fait judicieux pour mettre fin à celles qui pourraient être tentées de croire cette idée reçue!
Toutefois, je peux affirmer que les douleurs dont tu parles sont dans certains cas à la limite du supportable et dans mon cas, à chaque fois, cela durait environ 1 mois et je peux t’assurer qu’à la grande surprise parfois du personnel médical je n’avais aucun souci de position. J’ai rencontré de nombreuses mamans dans mon cas depuis qui n’ont même pas osé dire qu’elles avaient plus mal que de raison et que les douleurs avaient dépassé le stade des quelques jours… Et c’est donc contre cette idée reçue (car cela dépend vraiment de chacune) qui dit que la douleur est tout à fait tolérable les premiers jours et que l’on DOIT tenir que je me bats car, comme les mamans qui ont vécu ce type de démarrage plus que difficile, il n’y a pas de honte à n’en plus pouvoir parfois tellement la douleur est forte…
Mais il n’empêche que lorsqu’on y arrive, il n’y a rien de plus beau à mon sens!
C’est pourquoi je pense qu’encore une fois, pour notre petite quatrième, me voilà repartie pour un allaitement au long cours comme semblent l’apprécier mes bébés!
tout à fait, moi aussi j’ai eu très mal pendant les premières semaines de l’allaitement de ma puce malgré une bonne position et une puce qui tétait très bien!
Je trouve ça grave que certaines mamans ne savent même pas ce que contient une boîte de lait artificiel, ou croient que c’est vraiment du lait maternel en poudre. Se renseignent-elles vraiment sur ce qu’elles donnent à manger à leurs enfants? C’est sans jugement aucun, ça me sidère, tout simplement, qu’on puisse aveuglement faire confiance aux industries agro-alimentaires en pensant qu’ils récoltent du vrai lait maternel alors qu’il en manque tant dans les lactariums pour les prématurés…
Mamans, renseignez-vous auprès de sources fiables, et ensuite, faites votre choix!
Tout cela est si vrai… Je m’en rends encore plus compte depuis que j’ai réintégré la PMI en tant que puer en janvier… Ca m’a tellement sauté aux yeux ces “non choix” finalement, que je me suis lancée dans un atelier “prépa à l’arrivée de bébé ” d’une part et atelier “allaitement maternel” avec des mamans allaitantes, des futures mamans qui ne savent pas, des femmes qui ont allaité… Juste pour que l’info soit justement la plus complète possible… Le problème, c’est qu’en voulant travailler en partenariat avec la maternité de la ville, je me suis retrouvée face à un mur. Des sages-femmes qui m’ont dit texto : “Vu la complication de la mise en route d’un allaitement, nous on les pousse plutot à prendre le bib” Au secours quoi… Il est pas pour demain le label hopital ami des bébés… Si même les professionnels s’y mettent…
J’ai choisi le biberon en connaissance de cause et je pense que si on cherche réellement à se renseigner, les infos on les trouve sans problème. Comme je ne savais pas ce que j’allais faire, j’ai cherché des témoignages et j’en ai lu des vertes et des pas mures.
Je dois bien avouer que je n’en ai pas trop tenu compte, et que j’ai fait comme je le sentais. C’est le biberon qui a gagné ^^
Non mais quelle facho celle-là !!
LOULILOUL
J’ai eu aussi droit à ce genre de remarque quand enceinte j’ai affirmé le choix d’allaiter ma fille.
On m’a même dit que je n’y arriverais pas, parce que ça faisait trop mal.
Mais comme je suis du genre butée, j’ai laisser dire. Et heureusement.
Je pense que pour bien débuter un allaitement il faut aussi une certaine force de caractère et de conviction dans notre choix, pour pouvoir avoir la possibilité de tenir bon face à la douleur des premiers jours, et les remarques parfois désobligeantes des mois qui suivent.
Merci pour ton billet, si quelqu’un trouve a redire là-dessus c’est qu’il cherche a foutre la merde.
j’ai donné le bib en connaissance de cause et aujourd’hui moi je trouve que les mamans allaitantes sont bien + soutenues que celles qui donnent le bib! comme si de donner le bib c’était “LE” mal , que c’était par facilité…
j’aime pas cette “guerre” entre le bib et le sein … culpabiliser les mamans qui donnent le bib …. je sais que le lait maternel est le meilleur du monde, oui c’est évident mais …..
complétement d’accord avec toi ! pour un choix éclairé !
je trouve ca tellement dommage que des mamans n’osent pas essayer parce qu’on leur a fait peur (au final c’est ca, on leur a fait peur : douleurs, plus de libertés, “exhibitionnisme” etc)
je partage ton article.
Article intéressant oui, et effectivement ça montre qu’un choix est un vrai choix à partir du moment où il est éclairé… et très interessant également était l’article retweeté par la Poule.
Et là c’est notre rôle à nous entre autre, pro de la santé, de permettre aux gens de faire un choix éclairé, mais ce n’est pas toujours évident, tant la sensibilité sur le sujet est importante…
Je me souviens d’une femme enceinte à qui on a demandé au 4ème mois comment elle souhaitait nourrir son bébé, et qui a répondu “au biberon”. A la question “pour quelle raison ?” elle s’est énervée, prenant notre question pour un jugement, comme si nous voulions à tout prix la faire changer d’avis…
Je n’aime pas avoir l’étiquette “pro allaitement”, je souhaite juste que tout le monde ait toutes les infos… Parce que certaines choisissent le bib parce que “dans la famille on n’est pas des bonnes nourrices” ou d’autres “mauvaises” raisons…
Il est aussi important d’expliquer les désagréments de l’allaitement… Une amie m’a vu allaiter les premiers jours, faire la grimace et agripper les barreaux du lit “ah ça fait mal ?” Ben oui au début ça fait mal, même sans crevasse, la sensibilité des mamelons, les tranchées etc.
Et au final elle a allaité, et rassurée par la “normalité” des douleurs du début, a passé sans souci ce premier cap… aucun regret.
Je rejoins Docmam et Sitefan, oui l’allaitement au départ ça peut douiller sévère (et je parle pas des contractions de l’utérus pour bébé n°3, que là tu regrettes que la péridurale ne fasse plus effet…), même si tout se passe très bien côté bébé. Et le savoir ça aide à tenir le coup au début pour après passer de chouettes moments (ce qui est aussi un peu le but hein).
Donc nier les douleurs du démarrage de l’allaitement (comme j’ai pu le voir sur certains sites), c’est complètement contre-productif et source d’angoisse pour celles qui trouvent les débuts difficiles (genre “je dois forcément faire un truc de traviole sinon je ne souffrirais pas”). Mieux vaut dire les choses franchement, aspects négatifs inclus et ensuite laisser chacune choisir si elle veut s’accrocher ou non.
Je découvre ce billet via la poule pondeuse. De ma maigre expérience de maman allaitante (sans avoir aucune info, j’ai choisi, j’ai suivi mon instinct et j’ai allaité sans aucun problème particulier ma fille pendant 6 mois avant qu’elle ne décide d’elle-même qu’elle avait envie de passer à autre chose (diversification…) et malgré les contraintes boulot/tire-lait/fatigue j’aurais aimé continuer si elle l’avait voulu aussi) je me rends compte qu’en réalité, une bonne part de ces mamans qui ont donné le biberon et te disent ensuite : “oh, à te voir, ça a l’air si facile, j’aurais essayé si j’avais su!” ou “j’essaierai pour le prochain” n’auraient en réalité jamais allaité ou n’aillaiteront jamais.
Attention, je ne leur jette pas la pierre, je me moque de leur choix bib/allaitement. Chacun fait ce qu’il veut. Certes, il y a peut etre un probleme d’information, mais quand on veut vraiment, on se renseigne, et on le fait. Quand on ne veut pas, on ne se renseigne pas et on ne le fait pas.
Quand j’informe autour de moi, sans chercher à convertir quiconque de manière pro active, je réponds juste aux questions des autres en parlant de mon expérience personnelle, sans généraliser, certaines futures mamans me disent qu’elles essaieraient bien, mais en fait je sens qu’au fond, elles n’ont en pas vraiment envie.
Car même en sachant (que cela ne fait pas mal, qu’on a toutes assez de lait, etc etc…), même en voyant faire les autres tout simplement, une fois que leur bébé est là, elles trouvent mille bonnes raisons pour ne pas allaiter (j’ai eu une césa, je n’avais pas assez de lait, j’étais fatiguée, j’avais mal, etc).
Je pense donc qu’au delà de l’information, il y a le désir profond au fond de soi. Quand on a envie, on le fait, et on se donne toutes les chances pour y arriver en s’informant, en cherchant des solutions si on rencontre des problèmes. Quand on n’en a pas vraiment envie, on n’essaie même pas, ou on essaie et puis on s’arrête rapidement, et on ensuite entend les discours du type : j’ai fait ma béa le 1er mois car il parait que c’est bon pour le bébé… Allaiter ne doit pas être une façon de se donner bonne conscience ni donner une sensation de sacrifice, de douleur, d’aliénation… Si c’est le cas, je pense qu’au fond c’est juste que l’envie n’était pas suffisamment forte, et non pas un problème d’information.
Mais l’envie nait (ou pas) des bonnes informations… Car l’information est aussi “diffuse”. Les “on-dit”, les “je croyais que” ne naissent pas tout seuls.
Le matraquage publicitaire a des retombées inconscientes. Donc on “croit” que l’on est bien informé et on ne l’est pas. Et c’est justement là, à mon avis, que le bat blesse. Il faudrait promouvoir une réelle information, et la réelle information permet d’éviter la culpabilisation.
ENTIEREMENT D’ACCORD !!!
Ca me fait plaisir de partager les même idées. Il y a tellement de fausses infos qui circulent, c’en est à pleurer.
Les deux parties s’accusent de lobbying respectif, mais peut-on comparer le lobby du lait en poudre à celui de l’allaitement, qui ne vent rien (si ce n’est qq tires-lait ou vêtement d’allaitement) ?
Quid du matraquage publicitaire il y a une trentaine d’années, avec distribution de biberons de LA tout pret dans les maternités ???
Si on pouvait rétablir les justes infos pour que les mères -et les couples- fassent LEUR choix ÉCLAIRÉ ! Voila un combat qui en vaut la peine!
Ben moi, pour bébé1, j’avais choisi d’allaiter : 2 belles soeurs qui ont allaité sans problème, beau père généraliste pro allaitement, une séance pendant la préparation à la naissance uniquement consacrée à ce thème… Je pensais être prête… Seulement, à la naissance un bébé un peu petit (2,6kg ou 2,8, on ne sait pas haha!), pourtant la montée de lait arrive vite, pas de crevasses, ni de douleurs, mais un bébé qui ne prend pas beaucoup de poids (ou stagne). Là, j’ai vraiment l’impression d’avoir mal été accompagnée (enfin, “on”, parce que mon compagnon me soutenait aussi). Le genre de conseils qu’on a reçus à la PMI : tirez votre lait pour voir ce que vous avez, donnez lui un biberon pour qu’elle ait plus d’énergie à la têtée suivante etc… La culpabilisation d’arrêter (dixit la séance de prépa : “si vous êtes motivée, ça va marcher”, ben là, non, pas terrible : c’est moi qui suis nulle???), non sans avoir essayé de relancer à coup de tire lait électrique, tisanes en tout genre etc. Et l’hospitalisation (une nuit) de ma fille à 3 semaines n’a pas aidé tout ça. Et ma mère qui me disait que si ça marche pas, faut tout arrêter et que dans la famille personne n’allaite…
Bref, bébé2 est en route, et là, j’ai envie que ça marche. On s’affirmera et on ira voir des personnes compétentes (consultantes en lactation), je pense que je vais proposer à ma mère de lire des vraies publications sur l’allaitement et ça va le faire ! Et quand moi ou le bébé aura envie d’arrêter, et ben on arrêtera. Mais pour des bonnes raisons et pas en pleurant comme une madeleine parce que je suis trop nuuuuulle.
M.
Un article très éclairé et très bien écrit.
Je connais une jeune maman qui avait “choisi” de ne pas allaiter, mais comme on ne se parle que via le net je n’ai jamais connu ses raisons profondes. Avait-elle assez d’information ? Savait-elle que cette action pouvait être vraiment très agréable pour elle mais aussi pour son enfant ?
Je ne voulais pas imposer une vision, mais aujourd’hui je pense avoir les outils pour lui parler de l’allaitement de belle manière et sans qu’elle se sente obligée ou dégoûtée (et comme nous sommes enceintes en même temps ça me parle beaucoup)
Merci encore pour ce billet.
Finalement l’allaitement c’est comme pour tout, on devrait connaître tous les tenants et aboutissants avant de vraiment pouvoir choisir.
Bonjour,
Je comprend votre réponse à cette maman concernant votre vécu de la (non)douleur, mais permettez-moi de vous dire qu’allaiter peut faire (très) mal chez certaines femmes. Ça a été mon cas et j’ai dû cesser au bout de 5 jours de torture (et j’encaisse bien la douleur car j’ai accouché sans péridurale). Aucun soignant que j’ai rencontré à la maternité n’a su m’aider à part me dire que c’était normal d’avoir mal au début… La position était bonne d’après elles. Peut-être aurais-je dû voir une conseillère en allaitement, mais j’avoue que j’ai renoncé, je souffrait trop pour ne serais-ce que vouloir essayer. Alors, bien sûr, la majorité des mère allaitantes n’ont pas de douleur.
Celle-ci est bien réelle chez d’autres, merci de ne pas la nier.
Bonne journée.
C est d ailleurs parce que je ne la nie pas qu’on en a causé dans les commentaires au dessus, il aurait juste fallu lire
Bien sur que le début peut faire mal. Je me suis moi meme tartinée de lanoline pendant 2 semaines pour cause de mamelons hyper sensibles. Mais cette douleur n est pas sensée durer au delà des 15 premiers jours. Si c est le cas, elle est symptomatique de quelque chose qui ne se fait pas correctement et il faut consulter. il faut d’ailleurs consulter également dans les cas extrêmes comme le votre, dès les premiers jours.
De même, les douleurs des débuts peuvent être apaisées à condition encore une fois d’avoir les bonnes infos.
Enfin, je maintiens que d’une maniére générale l’allaitement ne doit pas faire mal au delà des premiers temps de mise en place du processus. Tout simplement parce que c’est un acte nourricier pour lequel la nature ne se risquerait pas à y associer de la douleur de façon récurrente. Cela aurait effectivement été le meilleur moyen de faire éteindre l’espèce à l’époque où Gallia n’existait pas. C est pour cette même nécessité de survie de l’espèce que le rapport sexuel procure du plaisir: si c était douloureux ou désagréable par définition, alors l’espèce se reproduirait beaucoup moins.
Hello Julie!
Bon tu vas dire que je suis pénible
mais là tu mets le doigt sur un sujet qui m’est très sensible car bien que tu aies entièrement raison sur le fait que l’allaitement ne doit pas faire mal une fois qu’il est installé… tu vas un peu vite (et je comprends que certaines mamans aient l’impression que leur douleur est un peu vite mise de côté et peu considérée- c’est ce que je ressens moi aussi j’avoue)quand tu dis que tout est question d’infos et que les mamans qui ont de telles douleurs doivent consulter! Figure-toi que c’est ce que font la plupart, c’est ce que moi aussi j’ai fait et pourtant nous n’avons trouvé ni réponse, ni remède! Je peux t’assurer que les infos je les ai cherchées! Et je ne te parle pas pour ma part de médecin généraliste mais de sage-femmes et de docteur es lactation. Quant aux crèmes style Lancinot ou autre, bien évidemment, on en avait toutes dans notre valise de maternité mais rien n’y a fait et les douleurs n’ont pas duré 15 jours mais bien entre 1 mois voire deux dans certains cas… Alors effectivement après 4 enfants et 4 démarrages à se taper la tête contre les murs pendant des semaines (les mamans qui sont passées par là sauront que je ne parle pas forcément au figuré…), j’ai réussi à trouver LA sage-femme qui, même si elle ne m’a pas apporté de réponse sur le pourquoi du comment (il semblerait que certaines femmes aient plus qu’une hyper sensibilité du mamelon, qu’il n’y ait pas d’autre explication et qu’il faille tout simplement “bin désolée mais vous avez tout essayé alors peut-être devriez-vous prendre votre mal en patience?” Bin tiens! Il n’y a vraiment qu’une femme qui n’a jamais enduré ce par quoi sont passées ces mamans pour dire ça!!! Je fais référence dans ces guillemets à un discours que ces mamans ont pu entendre et que je trouve plus que navrant), a trouvé quelques astuces de derrière les fagots (qui sont encore méconnues comme la poudre C242) qui dans mon cas ont mis fin au problème (je précise: dans mon cas). Et effectivement, comme tu le précises, le temps ensuite a fait son oeuvre car il semblerait, mais je préfère dire à ma connaissance, que ces douleurs ne dépassent pas deux mois maxi. Sauf que j’insiste encore mais: deux mois à souffrir autant c’est plus qu’il n’en faut à quiconque… Il y a des choses qui sont difficiles à lire pour certaines mamans qui sont passées par là même si elles ont réussi à “serrer les dents” et que maintenant leur allaitement ressemble à un grand bonheur… Mais ces mêmes choses sont encore plus difficiles à lire pour celles qui ont cessé de lutter et qui ne sont pas pour autant moins informées, ni moins courageuses… La seule chose qu’on peut faire pour ces mamans c’est de reconnaître leur douleur et ne pas la minimiser ou la réduire à des douleurs classiques de début d’allaitement qui durent quinze jours… Merci pour elles Julie et merci de nous laisser nous exprimer ainsi
Ce n’est, hélas, pas possible partout!
Biz
Ben je suis désolée je ne minimise rien et j’entends tout à fait les douleurs énoncées. Ce que je veux dire et qui n est visiblement pas compris – je dois sans doute mal m’exprimer – c est que l allaitement douloureux est une manifestation pathologique ou psychologique qui n est pas dans la “normalité” de l’acte en lui-même. Des tas de choses peuvent rendre un allaitement ultra douloureux je n ai jamais dit le contraire. Mais au delà de la mise en place, ces choses relèvent de la pathologie – plus ou moins grave – et pas de la normalité. Ce n’est en rien minimiser la douleur, en revanche dire “si ça peut faire tres mal et c est comme ca” ce n est pas juste. Il y a toujours une cause externe qui rend l’acte douloureux, on peut ne pas réussir à l identifier même en étant très bien entourée pour autant elle est anormale dans le processus d’allaitement qui, en lui même, est nécessairement indolore pour la survie de l espèce. La Leche League le formule sans doute mieux que moi :http://www.lllfrance.org/Surmonter-les-obstacles/Douleurs-de-l-allaitement.html
Donc je suis désolée mais je maintiens: au delà de la mise en place (dont la durée est évidemment variable chez chaque femme), l’allaitement ne doit pas faire mal. Si c est le cas, alors c’est qu’il est entravé par un facteur pathologique qui doit être traité pour disparaître (là où je te rejoins en revanche c est sur la difficulté à identifier les causes, à trouver du personnel compétent etc, mais ce n est pas la question initiale donc je ne développe pas)
et tu as bien raison de maintenir car fort heureusement et en toute logique comme tu le soulignes l’allaitement ne doit pas faire mal une fois installé!
Et je te remercie d’avoir repris différemment ton propos (pas toujours simple les écrits interposés!) car maintenant, nous sommes d’accord sur toute la ligne!
Non pas qu’il faille que ce soit le cas (car on peut quand même avoir des avis divergents!
) mais sur ce sujet, et parce que je me retrouve dans de nombreux billets, j’aime autant que ce soit le cas!
(ah et pendant que j’y pense: de rien! parce qu’elle le vaut bien that’s all!
)
Personnellement, j’en suis à 3 semaines d’accoucher, et j’ai majoritairement entendu que des remarques terriblement négatives sur l’allaitement… Comme ma mère qui a été incapable d’allaiter aucune de ses trois filles, les seins trop ensanglantés!!
Cependant, si je met de côté toutes ses histoires d’horreur que j’entends et que je regarde ma soeur, je vois tout autre chose. Je vois une femme qui pourrait en nourrir douze à la fois tellement elle a du lait! Et au combien elle aime ça! Je compte bien tenter l’allaitement et prendre tous les moyens pour y arriver. Et si je n’y arrive pas, je verrai rendu là et prendrai un autre chemin.
Cependant, je trouverais extrêmement dommage de passer à côté de quelque chose d’aussi gros et d’aussi important et de ne même pas essayer, simplement à cause de tout ses commentaires négatifs que j’ai entendu. Bref, excellent article à toi!
“Ce qui me chagrine aujourd’hui, ce n’est pas que cette femme ait choisi le biberon. Mais qu’elle l’ait choisi pour de mauvaises raisons”
Je m’interroge sur ce que seraient les bonnes raisons de faire le choix éclairé de nourrir son bébé avec des biberons de préparation pour nourrisson.
j’aime ton article et j’adore allaiter !
Bonjour,
Les psychologues sont unanimes, l’allaitement au sein aide l’enfant et la mère à établir un attachement affectif dont la lactation est directement liée par le réflexe psychosomatique de la succion.Suivant ces constatations, il est primordial que la mère allaite son enfant avec plaisir pour en ressortir tous les bienfaits psychologiques.
Jolie photo !
)
Intéressant article sur le fameux “choix” !
des raisons que des mamans me donnent pour choisir le bib, il y en a qui relèvent du choix personnel: pouvoir confier son bébé très tôt sans s’embêter avec des montées de lait (plus que quelques heures), des mamans très anxieuses et l’idée de ne pas pouvoir contrôler la quantité que boit le bébé leur semble ingérable, ou parce que leur histoire personnelle est chargée et un contact charnel avec bébé à cet endroit-là leur semble trop douloureux.
après 13 mois d’allaitement (pas encore fini), je confirme : ca ne fait pas mal ! sauf… les 2-3 premières semaines, le temps que le mamelon s’endurcisse. Et je confirme aussi : le chix n’est pas toujours laissé. Mon début d’allaitement a été une catastrophe. Ma fille ne savait pas téter, elle perdait donc du poids, dormait en permanence… a la maternité, le choix a été simple : On lui donne des biberons. J’ai refusé. J’ai surpris une sf donner un bib dans mon dos : j’ai signer une décharge et on est parties. je voulais allaiter ! J’ai été traitée d’irresponsable, de mauvaise mère, d’égoïste… j’allais tuer ma fille en lui refusant le biberon !
Et j’ai appelé la leche league. Une conseillère est venue le jour même. Elle m’a appris a tirer mon lait, m’a conseillé de l’acupuncture pour provoquer la montée de lait, m’a donner un objet tout simple qui a appris a ma fille comment téter et de reprendre des forces…en seulement 1 semaine ma fille avait repris son poids de naissance, appris a téter et je n’ai jamais eu la moindre crevasse.
le choix oui… mais il faut parfois l’imposer ! tout comme il faut se battre pour que les gens cessent leurs réflexions sur l’allaitement long (quoi ??? mais tu vas l’allaiter jusqu’à sa majorité ??). bon sur ce point, après le 1er anniversaire, on passe pour irrécupérable, alors plus personne ne dit rien
heureusement, mon entourage et surtout le papa m’ont soutenue dans ce choix !
futures mamans, si vous voulez vraiment avoir le choix, n’hésitez pas à vous rendre a des réunions de la LLL, vous apprendrez plein de choses qui vous permettront d’avoir le choix
murielle: tu te demandes qu’elles peuvent être les bonnes raisons de choisir le biberon. est-ce que cela sous entend qu’il n’y en a pas??