Move your body, Baby!

Cette ChouChou > Materner au quotidien

Cette ChouChou a 8 mois.

Il s’en est passé des choses depuis sa naissance. 8 mois, c’est une goutte d’eau dans l’océan de notre vie d’adulte. Mais dans sa vie de bébé à elle, ces 8 mois sont parmi les plus intenses et les plus riches qu’elle vivra dans toute son existence.

En 8 mois, elle est passée de l’état de nourrisson, incapable de se mouvoir, à un bébé plein de tonus qui passe en un éclair du dos au ventre, qui se met à genoux puis assis, qui rampe, se met debout, commence à se lâcher pour tenir quelques secondes en équilibre, qui se déplace en marchant de 3/4 le long des meubles et passe d’un meuble à l’autre pour parcourir la pièce. Petit à petit, elle a pris le contrôle de ses membres, ajusté ses gestes, amélioré la prise des objets, affiné la précision de ses prises en main, perfectionné la visée main-bouche.

Elle a appris tomber sans se faire trop mal en utilisant ses épaules pour protéger sa tête, ses abdominaux pour se mettre en boule, en amortissant la chute avec ses bras. Elle a appris à pousser sur ses jambes pour se lever, à tirer sur ses bras pour se hisser. A mettre un pied devant l’autre. A ce rythme là, elle marchera bientôt. En 8 minuscules mois, elle a engrangé les découvertes et les apprentissages à une vitesse folle, chaque nouveau jour apportant son lot de progrès.

8 mois donc que tout est source d’éveil, d’émerveillement, de découverte, de motricité. Et ce n’est pas fini…bientôt l’équilibre, la marche, l’acquisition du langage. Tant de choses à découvrir encore. Pour accompagner ces découvertes, nous avons choisi à la maison d’appliquer un principe sur lequel je me suis beaucoup interrogée depuis la naissance de ma fille: la motricité libre. Ce qui va suivre n’est donc pas une vérité absolue mais le fruit de mes réflexions, et ce qui en découle dans nos choix de vie à la maison.

La motricité libre, qu’est-ce que c’est?

On serait directement tenté de se demander s’il existe une motricité « non libre ». D’une certaine manière oui, et pour le comprendre voici comment on pourrait définir la motricité dite « libre »: ne pas faire faire au bébé des mouvements que son corps ne fait pas de lui-même, et ne pas lui faire adopter des postures qu’il ne prend pas de lui-même, ceci signifiant dans un cas comme dans l’autre que le corps n’y est pas prêt. Comme souvent en ce qui concerne les bébés, on considère que l’adulte doit lui apprendre tout ce qu’il fait, et que le bébé doit respecter un « planning » de développement. Or, comme n’importe quel jeune mammifère, le bébé arrivera un jour à marcher, arrivera un jour à parler, arrivera un jour à se sevrer….sans qu’on lui apprenne comment faire. Il le fera, il est programmé pour cela! Récemment, une discussion avec une jeune maman d’un bébé de 12 mois m’a beaucoup interpellée: elle me racontait que depuis l’âge de 11 mois, elle « exerçait » (sic) sa fille à marcher 15 minutes par jour, « pour qu’elle ne marche pas trop tard par rapport à ce que me dit mon pédiatre ».

On peut ainsi soit décider d’accélérer les apprentissages en induisant de nouvelles compétences et en incitant l’enfant à faire X et Y choses, soit décider de rester spectateur de ce développement pour que l’enfant soit seul maître de ces nouvelles étapes, de ce qu’elles présentent comme progrès et du moment où elles surviennent. Pour ma part, j’oppose à la motricité « libre » la motricité « induite », mais il n’y a rien d’officiel dans ces termes, ce sont des appellations personnelles.

Exemples de motricité induite (liste non exhaustive, à compléter de vos propres réflexions sur la question):

Faire tenir le bébé assis en le maintenant avec des coussins: cela impose à l’enfant de raidir son dos pour maintenir la position qu’on lui demande de prendre. Les coussins lui permettent de ne pas tomber mais le dos, lui, est soutenu par les muscles à qui l’on demande de trop gros efforts pour leur stade de développement.

Faire marcher un bébé qui ne tient pas debout seul, en le tenant bras en l’air par exemple. De la même manière que la station assise, avant de pouvoir marcher, le bébé doit développer ses muscles, qui soutiendront le poids de son corps. Inciter prématurément à la marche, même « pour rire », peut avoir des conséquences sur les genoux du bébé, qui sont encore trop fragiles et pas suffisamment exercés à supporter le poids du corps.

Donner l’objet convoité au bébé avant qu’il n’ait pu essayer de se l’approprier lui-même: il me semble, pour avoir observé ma fille, que la motricité de l’enfant vient de la frustration, de l’éloignement de l’objet, de l’envie de prendre. Lorsque ma fille s’est mise debout pour la première fois, à presque 7 mois, ce n’était pas n’importe où et n’importe quand. C’était pour atteindre une grosse boîte de rangement rose fluo posée sur le canapé. Il FALLAIT la toucher. Pendant 20 minutes, elle a tenté de se hisser, et à force d’essayer elle a fini par réussir à pousser sur ses jambes. Elle s’est dressée sous mes yeux ahuris, a touché la boîte, a poussé un grand cri de satisfaction, et a recommencé l’opération une grosse dizaine de fois, chaque fois plus rapidement et plus assurément que la précédente. On sentait dans son mouvement le plaisir de la victoire!

Si j’avais posé la boîte au sol pour lui faciliter la tâche, j’aurais sans doute déclenché chez elle une grande frustration, peut-être même des pleurs, de la même façon que nous, adultes, n’aimons pas forcément que l’on fasse à notre place quand on tente de se dépasser, d’atteindre un but, ou de réussir quelque chose de nouveau. Ainsi, on peut penser le développement moteur du nourrisson, et ce dès la naissance, en gardant en tête cette idée de l’envie qui fait naître le mouvement: plutôt qu’un transat dans lequel on installe le bébé à qui on donne les jouets, on pourrait utiliser une grande couverture, posée au sol, et quelques joujoux déposés autour de l’enfant, en fonction de son âge: ni trop loin, afin qu’il puisse les attraper à un moment ou à un autre, ni trop près, afin qu’il puisse satisfaire son envie de bouger pour aller chercher l’objet.

Evidemment, je ne fais pas le procès du transat. Ma fille en a eu un, mais il a été utilisé avec retenue. Depuis sa naissance, et dès que l’on était disponibles pour la surveiller dans cette situation, elle a été posée au sol sur une couverture afin de pouvoir bouger librement, ce que le transat ne permet que très peu.

Utiliser un trotteur (youpala) : les travers de ces « appareils » sont multiples et je ne les développerai pas ici, ils sont très facilement consultables à divers endroits sur internet. Des milliers de bébés en ont eu, des milliers en ont encore, j’ai moi-même passé des semaines entières à cavaler dans mon youpala. Je n’en suis pas morte, je sais. Mais j’aurais pu si on considère les chiffres alarmants des traumas crâniens qui surviennent pour les enfants que l’on installe dans ces engins. On trouve encore des youpalas en vente libre. Pourtant les spécialistes s’accordent aujourd’hui tous – ou presque – sur leur nocivité tant sur la motricité que sur le développement du corps.

La motricité libre au quotidien

Pour parvenir à cela, on a mis en place à la maison quelques pratiques simples et notamment:

Au sol le plus possible, voir ce qui a été dit plus haut au sujet du transat

Très peu de parc: hormis pour les moments clé de la journée type mon petit déjeuner (sacré, ça!), la préparation des repas ou du bain, la sortie d’une machine à laver, et quand ces moments ne peuvent pas se dérouler en situation de portage, le parc est inutilisé et cette ChouChou a accès à l’ensemble de l’étage. Je trouve l’espace donné par le parc trop restreint, et ma fille le fait très rapidement savoir d’ailleurs: au bout de 10 minutes, elle râle et veut parcourir la pièce, sauf le matin au lever où elle peut y rester les 30 minutes de mon petit déjeuner sans problèmes.

Une maison « Baby-Proof »: non, nous n’avons pas changé tout le mobilier. Mais on a adapté l’existant ou repositionné certaines choses dans la pièce de vie, de façon à que notre fille puisse vadrouiller et toucher sans que l’on soit obligés de la retenir ou de lui dire non toutes les 5 minutes.

L’aider en dernier recours: lorsqu’elle cherche à atteindre quelque chose, on attend t oujours d’être sûrs qu’elle renonce, ou qu’elle n’y arrivera pas, pour l’aider à attraper l’objet qu’elle convoite ou pour changer de position.

La chute fait partie du jeu: il me paraît tout aussi important d’apprendre à tomber que d’apprendre à se mettre debout. Quand on ne sait pas tomber, on peut se faire extrêmement mal…et des chutes, les bébés, ils en vivent quelques unes. Donc, on reste à proximité mais, hormis danger de gros bobo, on ne la retient pas dès qu’elle tombe. Evidemment, ce principe est adaptable en fonction de la situation: lorsqu’elle se met debout à proximité de quelque chose qui se révèle concrètement dangereux (un coin de meuble par exemple), on ne laisse pas tomber (haha) n’importe comment. Mais pour le reste, elle se »débrouille ». Et de mieux en mieux d’ailleurs. Après quelques chutes au début, elle tombe de moins en moins et, les rares fois où cela se produit, elle ne se cogne que très rarement: comme dit en début de billet, elle a appris à rentrer sa tête, à se mettre en boule, à amortir avec ses bras, pour se protéger des chocs. Il arrive qu’elle perde l’équilibre, mais il est vraiment rare qu’elle se fasse mal. J’en reviens d’ailleurs au trotteur: lors d’un choc en trotteur et quand le bébé est projeté en avant, il est arrêté par la tablette et n’apprend donc pas à placer ses bras devant lui pour amortir sa chute. Une fois la période youpala passée, les premières chutes sont souvent très douloureuses, car le bébé a perdu son réflexe de protection: jusqu’à maintenant, il avait toujours été retenu par quelque chose qui n’avait pas nécessité de développer un apprentissage de la chute et le réflexe d’amorti.

Pas de motricité « pour rire ». Autrement dit pas de tour de la pièce en marchant les bras en l’air alors qu’elle ne tient pas debout sans appui (ce qui signifie que ses jambes ne sont pas prêtes pour la marche, et jouer à la faire marcher reviendrait à forcer sur ses muscles et à brusquer leur développement, en l’obligeant à raidir de façon précoce). Le même principe est appliqué pour tous les autres mouvements: si ils ne viennent pas d’elle, alors on ne les fait pas et on attend qu’elle en manifeste l’envie et/ou la capacité.

Adapter les vêtements: oui, les petites filles en robes à froufrou, c’est choupi et je regarde ces petits ensembles en jean avec envie dans la vitrine d’Orchestra à côté de chez moi. Sauf que si je lui mets ça sur les fesses, elle devra choisir entre bouger comme elle veut et être choupi. Donc exit les vêtements trop raides ou les robes trop froufroutées qui prennent de la place (et du poids!), et bonjour les leggings, gilets et autres sarouels bien confortables et qui permettent de bouger dans tous les sens sans effort.

Aux pieds, des chaussons souples en cuir pour l’intérieur, et des chaussures tout aussi souples pour l’extérieur, afin de ne pas gêner le mouvement du pied et ne pas induire un équilibre qu’elle n’a pas encore (un bébé peut tenir debout avec des bottines bébé classiques. Mais ce n’est pas le bébé qui tient debout au début, c’est sa chaussure qui est rigide et qui, ainsi, le fait tenir). J’insiste donc sur le mot « souple »: c’est vraiment souple, pas légèrement flexible. Pour les chaussures d’extérieur, la semelle peut se plier complètement en rejoignant chaque extrêmité, comme un U.

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Hors de la maison, la motricité libre est parfois compliquée à faire respecter, notamment auprès des générations précédentes qui ne voient pas le problème du youpala, ou de faire marcher un bébé pour jouer, ou de lui faire faire des mouvements pour rire parce que la tête qu’il fait à ce moment là est mignonne, ou la position amusante. « Oooooh, ça va, c’est pour jouer avec elle! ». Oui, mais ce n’est pas un pantin! Donc, j’explique gentiment que je préfère qu’on ne lui fasse pas faire des mouvements qu’elle n’initie pas elle-même, ou que « non merci, le youpala ça ne me tente pas, je préfère qu’elle apprenne à se mettre debout quand elle sera prête », mais les écarts de conception des choses entre nos générations sont suffisamment importants pour générer une certaine incompréhension: « Pourtant, c’est bien pratique le youpala! ». Oui mais non, vraiment, j’insiste.

Il y a certainement d’autres aspects de la motricité libre que j’oublie, mais ce billet est déjà bien assez long. Et vous, la motricité libre, vous connaissiez? Vous pratiquez? N’hésitez pas à apporter vos témoignages en commentaire, ça m’intéresse! Et demain, un nouveau billet sur l’éveil, en complément de celui-ci et en partenariat avec DécoBB (www.decobb.com/) qui m’a offert il y a quelques temps un petit cube de jeux vraiment très sympa dont je n’ai pas encore parlé. En attendant…

Bouge ton boule!

(Rhoooooooooo)

1254ème activité de la journée: explorer les lieux, encore et encore

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Un commentaire
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Anne dit :

Super article!! Je suis d’accord pour le youpala, je bataille avec mon mari pour lui dire que non c’est dangereux et que de toute façon si il a envie de se mettre debout il le fera de lui même!!! Pour le transat, il la très peu utilisé car il s’est vite penche en avant pour toucher et admirer ses pieds du coup ça m’a fait un peu peur donc depuis ses 3 mois.
Tout ça pour dire que j’applique ce mode de motricité!et je me sens un peu moins seulesauf pour les leggings car c’est un garçon;)

MaR1 dit :

Super billet ! Merci =)
Je te rejoins entièrement sur cette méthode, et moi aussi, je me sens moins seule =/ C’est dommage d’ailleurs qu’il n’y ai pas plus de personnes qui adoptent ce procédé pour leurs enfants, mais bon !

Tout ça aussi pour dire que, j’ai un petit garçon et qu’il est tout le temps en legs, leggins ou sarouel et je vois bien qu’il se sent mieux quand il est libre de ses mouvements .

Bises

Laetitia dit :

La même chose chez nous, mais toujours pareil, parce qu’on faisait au feeling! (et puis aussi, on avait pas la place pour un parc!) Alors, une couverture au sol, c’était parfait! Par contre, mon fils a fait les choses un peu différemment, c’est à dire qu’il ne bougeait pas de là où il était posé jusqu’à ce qu’il sache se mettre debout (le lendemain du jour de ses un an), mais il voulait marcher vers 10 mois je me rappelle, puisque quand il était sur nos genoux, il en descendait toujours comme un fou, en nous faisant comprendre qu’il voulait qu’on l’aide à marcher! Et effectivement, on sentait bien qu’on « ne le sentait pas », je veux dire, il avait une bonne tenue et nos mains étaient là pour qu’il puisse avancer sans tomber quoi (je ne sais pas si c’est clair). Bref, une fois qu’il a su se mettre debout, il n’avais plus besoin de nous, et se déplaçait avec les meubles, jusqu’au jour où il a été suffisament sur de lui pour se lâcher, et marcher seul (à 13 mois)Du coup, il n’est jamais tombé! Et ensuite, il a commencé le 4 pattes! ^^ Bon en tout cas, ce qui est sur, c’est que je suis bien d’accord sur le fait de les laisser aller à leur rytme!

Princess* dit :

Ici aussi c’est motricité libre et je nous retrouve beaucoup dans cet article!
bon bien sur nous le challenge n’est pas le même la notre a tout juste 5 mois et ne se retourne pas encore mais du coup on commence à babyproofer (J’aime inventer des verbes) l’appart avec une barrière pour qu’elle n’aille pas s’étouffer avec les croquettes des chats qu’on n’a pas la place de mettre en hauteur et ainsi de suite. et pour noël au grand désespoir des grands parents pas de jouets (sauf le cube d’éveil qui a attiré mon attention et dont J’attends impatiemment l’avis) mais un gros et grand tapis

Noumie dit :

Bonjour Working Mama,
ça fait un p’tit moment que je te lis. Je suis très admirative de ta façon de voir/vivre/appliquer les choses.
Je n’ai pas encore de bébé mais je me retrouve pas mal dans ta façon d’être. ça me paraît tellement simple et naturel. Tu parles souvent d’instinct et tu sembles te fier beaucoup à tes ressentis et premières intuitions. Bravo ! J’adhère, j’admire, j’envie :-)J’espère avoir cette capacité le moment venu.
Juste un petit question : je voulais savoir si tu as testé les couches lavables ?
Au plaisir de te lire :-)

nurselily dit :

Ici motricité libre également.
Au départ j’étais juste contre le parc et youplatruc, j’ai expliqué pourquoi à mon homme et nous avions décidé qu’il aurait un transat et tapis d’éveil.
Au final, il n’allait dans le transat que rarement, le temps de nos repas pour qu’il soit près de nous. Petit à petit, nous l’avons laissé faire à sa guise dans l’appartement et nous avons due changer plusieurs choses car je passais mes journées à dire non(Si bien que son premier mot fut « non »)ou à courir pour l’empêcher de se prendre un coin de table.
Quand je vois comment il se débrouille bien pour tout, je suis heureuse de l’avoir laissé libre de ses mouvements, pour le prochain nous ferons pareil, voire encore plus libre!

Sarah Pep’s dit :

Je te rejoins complètement, même si je ne savais pas du tout que ce que je faisais instinctivement avec ma fille avait un nom avant de m’y intéresser d’un peu plus près. Pas de youpala chez nous, c’était hors de question pour les risques que tu évoques, pas de parc non plus (les enfants en cages, c’est pas mon truc) et pas de transat. Une simple peau d’agneau (sur du parquet c’est plus sympa), de l’espace, et de l’attention.
Ma fille n’a presque jamais fait de quatre pattes, elle préférait ramper et longer les meubles debout. J’ai moi aussi pensé qu’elle marcherait tôt, vu qu’elle était debout à 8mois et se lâchait à même pas 9mois, mais ce n’ai finalement qu’à 13mois que ça a été acquis définitivement.
En tout cas, aucune vraie grosse gamelle, pas de bleus à répétition, et elle a toujours été très attentive aux coins des meubles (qui nous n’avons pas protégés à la maison).
Nous referions donc exactement la même chose, même si « le parc c’est pratique t’es pas obligé de surveiller bébé » et si « le youpala ça apprend à marcher »…

Macarou dit :

C’est à peu de chose près ce que j’ai fait avec ma poupette. On l’a souvent laissé se debrouiller toute seule, ce qui la frustrait beaucoup au départ vu qu’elle est très curieuse et n’arrivait pas à faire suivre ses mouvements selon sa volonté. Par contre elle a passé pas mal de temps dans le parc au début où elle commencait à bouger car on a des escaliers dangereux et difficiles à protéger.

Je suis moi aussi anti youpala et ma pediatre me l’avait très fortement déconseillé en me disant qu’il valait mieux qu’elle ai quelques bleus mais qu’elle trouve son équilibre seule. Et puis j’ai vu le résultat sur un petit qui a 2 mois de plus que poupette : à 1 an quand on le pose il ne se bouge pas, pas de rampage, pas de 4 pattes et ne se met pas debout sans aide.

Vervaine dit :

Ici, c’était l’esprit aussi, même sans le mot! J’avais lu partout que le youpala, c’est le maaal, donc pas de ça chez moi, même si mon mari trouvait ça pratique. J’ai eu gain de cause et ça n’est pas rentré dans la maison (il en avait un vieux de ses premiers enfants), mais ma belle-mère a ressorti celui de ses fils et a osé y mettre am fille dedans un jour qu’elle la gardait et que je n’étais pas là. Réponse face à ma stupéfaction: « mes deux fils ont été dedans et n’en sont pas morts/ n’ont pas de problème de jambes ». Ma réponse: ne plus la mettre chez ma BM avant qu’elle ne marche!
Sinon, le parc a un peu servi en de rares occasions, mais à la tête triste de ma fille dedans, on a vite arrêté.
J’ai souvent entendu de la part de ma belle-famille (et de mon mari :( ) que ces objets étaient « pratiques », que cela évitait d’être tout le temps avec l’enfant, « comme ça, on peut avoir la paix ». Réponse qui me choque tj autant après 21 mois auprès de ma puce: donc vous faites des enfants pour avoir la paix? Euh, y’a pas comme un souci, là?
Plus les mois passent, plus je vois le décalage entre ma vision de l’éducation et celle de ma BM. Malheureusement, mon mari est très inspiré par sa famille, bien qu’il s’en défende et la critique, mais il reproduit (normal, hein) et certains principes sont très ancrés.
Alors je m’accroche….

Viollette dit :

Bonjour,
Pour ma part, je n’avais pas vraiment réfléchi à la question mais en lisant l’article je me dis que nous avons à peu près respecté tout ça. Le papa a peut-être un peu abusé du transat les jours où il gardait Simon tout seul, mais sinon, on y était bien. Je me souviens de la période où il commençait à se lever en se tenant aux meubles : après être tombé sur les fesses et avoir pleuré un bon coup, on le voyait ensuite s’asseoir très doucement en se tenant au même meuble. Je me souviens aussi qu’il aimait jouer au ballon -le fils de sa nounou jouait avec lui au foot- et qu’assez vite il a profité de ce qu’on lui tenait les mains pour pousser le ballon du pied, c’était toujours lui qui réclamait et qui guidait. Pendant longtemps on s’est dit « il ne va pas tarder à marcher tout seul », et ça ne venait pas… mais quand il a vraiment fait ses premiers pas, il avait un équilibre assez surprenant, comme s’il s’était entraîné pendant qu’on ne le regardait pas !
Je me suis beaucoup demandé aussi si le chariot à pousser l’aidait vraiment dans l’acquisition de la marche, étant donné que le bébé s’appuie dessus vers l’avant. Mais il était très content de le promener un peu partout, de se déplacer debout sans notre aide. Et puis, c’était drôle, quand il fonçait dans un mur il nous regardait pour savoir s’il fallait pleurer… Et puis, un câlin et c’était reparti !

Elodie dit :

Bonsoir,
Une fois de plus, ton article est très intéressant.
Ici aussi, on commence tout doucement la motricité libre (ma fille a 3 mois 1/2) et j’aime bien observer chaque jour ses « avancées », ses découvertes. Là en ce moment, elle tente le dos-ventre : ça coince un peu, c’est un bébé hypertendu, donc elle ne met dans des positions pas possibles :) Je dois avouer que lorsqu’elle se trouve « coincée », j’ai encore un peu de mal à me dire qu’il ne faut que je la laisse faire ses apprentissages, qu’il faut justement qu’elle soit confrontée à ces frustrations pour découvrir ses possibilités… Mais bon, je me soigne ;p
Par contre, comme tu le soulignes, c’est difficile de faire passer le message à l’entourage.

Sur ce sujet, il existe un excellent bouquin (qui reste toujours à portée de main chez nous) : » De la naissance aux premiers pas » de M.Forestier. Elle met bien en avant les différentes phases d’apprentissage de la marche, mais elle donne aussi, comme tu l’as fait, plusieurs conseils et aussi des petits jeux pour accompagner la motricité au quotidien. En tout cas, pour celles et ceux qui veulent en savoir plus sur la motricité libre, je recommande ce bouquin :)

Maman Toujours dit :

Encore une fois, je suis tout à fait d’accord ! Et j’adore ta façon de détailler les évènements ! Ici depuis quelques semaines, la petite rampe jusqu’à moi ou se déplace en se tenant aux meubles, prend soigneusement chacune de mes mains pour partir en vadrouille ! J’étais très perplexe par cette façon de vouloir marcher, surtout que sa grande soeur ne m’a jamais sollicitée dans ce sens, elle se déplaçait comme elle le pouvait, et appris seule les pas en solo… mais chaque jour maintenant dz plus en plus, cette puce vient me chercher et je dois courir derrière, en la tenant. A coté de ça, elle nous a fait son premier pas (oui, 1 ^^) seule il y a quelques jours. Comme quoi, encore confirmation que c’est l’enfant qui mène la danse ! :-)

Cécile RD dit :

Je ne connaissais pas cette motricité libre… Je ne voulais déjà pas du Youpala, et j’aime beaucoup ta façon d’expliquer les choses. J’ai tellement aimé ton article que je l’ai fait lire à mon mari et il confirme qu’il trouve ça génial et c’est en accord avec la façon dont on veut élever notre fille, en la laissant libre de ses mouvements et de ses découvertes.
Chaque enfant à son rythme.
Si possible elle sera allaitée, porter en écharpe et plus grande en manduca, le parc et le transat avec modération.

Merci pour ton texte.

Anna dit :

Bien intéressant cet article. J’y retrouve aussi un certain nombre de choses qu’on fait instinctivement aussi. Par contre, ma fille est assez souvent dans son parc, il faut dire qu’ici il ya deux chiens et mmême s’ils sont gentils, impossible de laisser mon bébé jouer avec deux bêtes qui pourraient avoir une réaction imprévisible…
Pour le youpala, ça finira sans doute par être interdit… Un jour…

Nioute dit :

Quelqu’un a un avis sur l’incidence (s’il y en a une) du port de couches lavables sur la motricité ? Parfois je me demande si ce gros popotin ne va pas entraver les mouvements de ma fille…

maternerentravaillant dit :

Ici, couches lavables à la maison, on ne peut pas dire que ça entrave beaucoup le gnome. ça permet d’amortir les chocs s’il retombe en arrière, hé hé…
De notre côté, on est dans la motricité libre ; la nounou est plutôt favorable à une motricité aidée, du genre « il est assez costaud pour se mettre debout, alors on fait des exercices » ; elle ne le fait pas marcher, elle le positionne à côté d’un meuble où il s’agrippe et lui fait tester son appui sur les jambes. Moralité, ce week-end, il s’est mis tout seul debout dans son lit en tirant sur ses bras.
Sinon, je le mets assez peu dans le parc ; et quand je fais la cuisine, il vient y ramper avec moi, il fouille dans les placards où j’ai laissé exprès des pots en plastiques pour qu’il puisse jouer avec, il va dans les coins « Naaaan, c’est saaale, maman n’a pas nettoyé dans ce coin depuis… pffiou, au moins avant la grossesse ! », et je pense sérieusement à lui mettre une serpillère sur le ventre, comme ça ça m’avancera pour le ménage… Parce qu’après tout, c’est sympa qu’il tire un peu tout ce qu’il trouve, et quand ça lui tombe dessus, c’est pas très grave parce que j’ai vérifié avant que l’objet qu’il tire n’est pas dangereux pour lui. Si ça fait un peu mal (et ho, j’ai dit « un peu »), ça lui après les liens de cause à effet.
Et puis au moins, la motricité libre, ça permet de ne pas avoir un gamin qui hurle quand on le laisse seul dans une pièce : s’il est pas content, il me rejoint à côté ! ça change des premiers mois, et qu’est-ce que c’est agréable ! Tout ça sans avoir à le prendre dans l’écharpe. Mais bon, quand il est fatigué, c’est écharpe direct, comme dans « Le principe du continuum » où l’enfant reste porté tant qu’il ne marche pas.
D’ailleurs, c’est une question que je me posais (sans doute parce que je n’ai pas fini le bouquin) : comment les bébés constamment portés apprennent-ils à marcher ? (pas chez nous, chez les peuples où c’est dangereux de laisser un bébé sur le sol)

ezrine dit :

Quand j’ai lu dans je-sais-plus-quel-bouquin que le parc, il faillait les y habituer tôt parce que sinon ils se sentaient enfermés, ça a fait tilt, enfin sic.
Du coup, pas de parc et ça se passe très bien !
Je regrette parfois le côté « tranquille » mais jamais très longtemps !..

Catongg dit :

C’est tout à fait ça… et que dire de celles qui font faire du baby yoga à leurs nourrissons !! (à frémir)

OBSCUR dit :

Je suis d’accord avec tout ça :) et pour le yoopala je sens que je v m’en prendre plein la G….avec ma belle mère!!!! :/
m’enfin ça et l’alimentation je commence à avoir l’habitude lol
Par contre elle râlait bcp a chaque fois que je l’allongeais par terre sur le dos et le jour ou je l’ai mise assise , certes avec des coussins (ils ne la soutenaient pas mais étaient la en précaution d’une chute) elle jouait toute seule se tenait bien droite et n’est jamais tombé, donc… je suppose qu’elle était prête..je ne sais pas…

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