Pro-extrême

L'humeur du jour > Materner au quotidien

Extrême.

Extrême parce que je parle de l’allaitement en disant que c’est un acte noble, juste, nécessaire à l’enfant, inégalable en qualité et en échanges. Extrême parce que quand je lis une idée reçue sur la question, je la relève plutôt que de me taire et de participer à la désinformation massive, et ça embête le politiquement correct qui voudrait que l’on se taise car la question du choix est un immense tabou. Extrême parce que je refuse de dire « chacun fait bien comme il veut » et que je dis « le bébé lui n’a pas choisi ».

– Et pourtant. Pourtant, tout cela ne reste qu’un discours général, et surtout personnel. Affiché sur la toile car ce blog est un espace d’expression et de réflexion, pour moi comme pour ceux qui me lisent, on discute et on avance ensemble sur tous les sujets qui font, notamment, la maternité. Mais jamais je n’irais voir une femme qui donne un biberon en lui déroulant sous le nez une liste d’arguments détaillant pourquoi elle ferait mieux d’allaiter. Ca ne me regarde pas. Quand je parle ici de l’allaitement, je ne vais pas chercher les mères qui n’allaitent pas pour leur mettre mes billets sous le nez, je ne dis pas « tu » dans mes billets, je ne m’adresse à personne, je ne formule qu’une pensée. Mais pourquoi une femme n’étant pas pour l’allaitement aurait le droit de dire – et c’est ce qu’on voit partout – que l’allaitement est impudique, qu’il est malsain et que sais-je encore, ou tout simplement qu’elle a le droit de donner le biberon, alors qu’une femme qui allaite a juste le droit de se taire parce que dès que l’on défend cette pratique et qu’on refuse de se taire pour être politiquement correcte, on s’entend dire que l’on juge? J’ai un avis. Qui n’en a pas? J’ai un avis, je l’exprime, à destination de ceux qui veulent le lire, y réfléchir, l’accueillir pour ce qu’il est. Pas forcément s’y ranger d’ailleurs, mais en discuter entre adultes. Cet avis, j’ai le droit de le donner, de la même manière que celles qui n’allaitent pas donnent leur avis sur l’allaitement, et même si pour cela il faut accepter l’étiquette « extrêmiste de l’allaitement » qui pourtant ne me correspond tellement pas.

Extrême parce que je refuse catégoriquement et en toutes circonstances, sauf cas de force majeure et réelle impossibilité à agir, de laisser pleurer mon enfant. Pour quelque raison que ce soit. Extrême parce que pour y parvenir, et pour faire en sorte que les pleurs n’aient pas à être utilisés par elle comme moyen de me faire réagir, j’utilise et multiplie les usages qui les préviennent: allaitement à la demande et sans aucune restriction, portage intensif, sommeil partagé.

Extrême parce que, ma situation professionnelle de freelance le permettant, j’ai décidé de ne pas la faire garder en journée. Extrême parce que j’ai décidé de ne pas lui apprendre à accepter le biberon pour pouvoir passer une après-midi chez ses grands-parents. Extrême parce que je trouve que c’est beaucoup trop tôt et que sa place est avec son père et moi, et nulle part ailleurs.

Extrême parce que je porte ma fille le plus possible, extrême parce que je n’ai jamais utilisé de poussette sauf une fois quand mon bébé avait 15 jours.

Voilà, je suis extrême. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les gens autour de moi. Des lecteurs aussi, que je croise au détour d’autre pages et qui parlent de moi, de mes idées, de ce blog, en ces termes. Extrémiste du maternage, j’étouffe ma fille, mère castratrice, en m’occupant trop d’elle, en pratiquant un maternage excessif, en l’aimant à outrance. C’est sans doute pour cela qu’elle est aussi facile à vivre d’ailleurs….je me rappelle à ce titre le billet de Nad’In’Box que j’avais trouvé très juste.

Des chemins tous tracés

C’est ce que nous propose la société moderne, avec ses traditions éducatives sans âge, et surtout d’un autre âge. Un certain obscurantisme, ou un obscurantisme certain. C’est ainsi qu’on peut encore entendre des pédiatres défendre la méthode des pleurs contrôlés, affirmer que les pleurs font les poumons des bébés. C’est ainsi qu’on peut entendre trois fois par jour qu’il faut faire attention, avec l’allaitement, si ça se trouve le lait n’est pas assez nourrissant, et puis tu sais, les laits artificiels, si c’était mauvais ça se saurait.

Non, justement, ça ne se saurait pas. Il y a trop d’argent en jeu, mais c’est un autre débat.

Finalement, dès que l’on se dit que ces chemins sont peut-être un peu trop fades, un peu trop bien délimités pour être honnêtes, un peu trop rectilignes pour être instinctifs, dès que l’on cherche à savoir si on ne pourrait pas faire autrement, avec plus de douceur, moins de pleurs, moins de pression, plus d’instinct, alors les pancartes se hissent. Extrêmiste, mère castratrice, possessive, étouffante.

Mais qui juge, là? Qui se permet de mettre les mères dites « maternantes » face à des termes destructeurs et insultants?

Trop, excessif, à outrance.

Trois termes qui accompagnent de plus en plus le mot « maternage ». « Les enfants trop maternés », « le maternage excessif », « materner à outrance ».

Kezako? Ca existe, ça? D’autant que dans la majeure partie des cas, on peut lire ou entendre cela concernant des petits bébés, entre 0 et 1 an et, souvent, des nourrissons de moins de 6 mois.

Ca existe, ça, « trop » materner un bébé de deux mois? Ca existe, ça, le maternage excessif? Ca existe, ça, envelopper un nourrisson de « trop » de sécurité et d’amour?

« Il ne faut pas trop habituer le bébé aux bras, sinon … »
« Il faut laisser pleurer les bébés, sinon…. »
« Il ne faut pas trop s’en occuper, sinon…. »

Ne pas trop s’occuper d’un bébé. Donc, il y aurait une sorte de timing, une ordonnance, un juste dosage, une durée limite au delà de laquelle on prend des risques. Prescription pour le mois suivant: « le bébé sera materné à raison de 4 heures par jour au maximum. Au delà, le crédit consommé sera déduit des jours suivants ».

Ici, j’annonce la couleur: on est en forfait illimité 24/24, soir et week-end.

Les extrêmistes sont des feignantes.

Si si, je vous jure. Parce que je ne laisse pas pleurer mon bébé, alors je n’ai pas à subir le stress engendré par les pleurs de longue durée. Parce que j’allaite mon bébé, alors j’ai une baguette magique en toute situation. Parce que je porte mon bébé, je peux vivre ma vie quotidienne les mains libres, en mouvement, tout en répondant au besoin de proximité naturel de ma fille. Partisane du moindre effort, si je suis extrémiste à vos yeux, je suis tellement sereine dans les miens. Parce que le maternage à outrance m’offre une vie avec bébé tellement simple. Tout au feeling, sans pression, on surfe sur la vague. Je ne dis pas que c’est facile. Mais c’est calme. Sans violence et sans stress.

Alors si c’est ça, être extrémiste, et bien je veux bien l’être, j’en suis même flattée voyez-vous.

Je souris juste de constater que ce mot, bien souvent, est prononcé par celles qui affirment haut et fort qu’elles ne veulent pas être jugées.

Une histoire de paille et de poutre, sans doute.

L’Extrémiste, illustration de l’Insolente Veggie, à découvrir sur le blog
http://insolente0veggie.over-blog.com/ (insolente0veggie.over-blog.com/)

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Un commentaire
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Nadine dit :

Rien à ajouter :)

Working Mama dit :

Et en plus t’as une kassdédi alors…

une maman creative dit :

il faut croire que l’extrémisme dérange en amour..pour ma part je te trouve juste et censée, et MERCI :)

babypoupette dit :

Billet très juste :)

Working Mama dit :

Merci!

Audrey dit :

Tout y est ! J’aime lire ce genre d’article, ça m’évite d’entendre résonner dans ma tête les paroles de belle maman : « mais pose le un peu et s’il pleure ça lui fera les poumons à ce petit » ou celles de ma mère à la sortie de la maternité : « il est tout le temps au sein, tu ne vas jamais rien pouvoir faire dans ta maison » ou « il ne grossit pas beaucoup, tu devrais le passer au biberon, ton lait n’est pas assez nourrissant »… Alors merci à toi !

Working Mama dit :

Ce genre de phrase « il est tout le temps au sein, tu ne vas jamais pouvoir rien faire dans ta maison », ça me choque vraiment. A croire que la brillance du carrelage ou une table de salon bien rangée est plus important que le bien-être du bébé. C’est quand même fou quoi…

Merci de me lire :)

nanou dit :

bel article !
il y a des moments ou l’extrémisme peut être une bonne chose !
moi je n’ose critiquer, je t’admire plutôt.
j’aurais aimé être plus ce genre de maman, mais je n’y arrive pas, alors je fais pour le mieux.
Dans 2O ans, on se rendra peut être compte que l’éducation qu’on a donné a nos enfants était bénéfique pour eux (ou pas)…

Working Mama dit :

Bah, « ce genre de maman »…on est toutes mères à notre façon, et je ne prétend pas mieux faire :) J’imagine que si tu poursuis dans la manière qui est la tienne, c’est que tout le monde y trouve son compte et que tu es bien avec toi-même :)
Chassez le naturel, il revient au galop, comme on dit. Moi je suis comme ceci, toi tu es comme cela…tant que les bébés (et les parents!) sont heureux, moi ça me va!

Zazou dit :

Tout est dit ! Merci merci merci

Working Mama dit :

De rien de rien de rien :)

marie dit :

CLAP,CLAP,CLAP !!!!
BRAVO !!!!
Un superbe billet qui dit tout et qui m’a filé la chaire de poule :-)
Merci beaucoup !

Working Mama dit :

Merci de me lire :)

Sitefan dit :

Très juste. Et tu abordes un point nouveau qui n’a pas fini de déclencher des réactions de la part des uns et des autres à mesure que petite Lou grandira: quand laisser son bébé en garde à autrui? ici on a tranché également et je crois pouvoir dire qu’on te rejoint donc dans ce club des « extrémistes » (pour ça et pour le reste of course)! ;))

Mama’nonyme et Ses Merveilles dit :

Tu sais je vais te dire une chose, s’il n’y avait pas des gens « extrémistes » comme toi, je n’aurai sans doute jamais pu me rendre compte du manque d’information énorme que j’ai eu au début de ma nouvelle vie d emaman, je ne me serai jamais rendue compte que j’avais fait le mauvais choix, et donc, prévu de faire tout autrement pour bb2 et ainsi, prévoir de me faire aider en cas de doute ou de mal-être comme je l’ai ressentit pendant la période ou j’ai allaité avant de rapidement passer au biberon …
Pour les pleurs c’est viscérales je n’arrive pas à la laisser pleurer, je ne supporte pas de la savoir en chagrin, ou je me demande si elle a mal quelque part ou si simplement elle a besoin de moi …
J’aimerai pouvoir porter autant que toi, mais elle n’ai pas trop d’accord, c’est un bébé qui réclame beaucoup les bras mais paradoxalement n’aime pas la proximité, elle se lance en arrière en écharpe et comme je n’ai pas tellement les moyens de tester plusieurs mode de portage je ne la mets que quand elle montre qu’elle le veut elle aussi sinon c’est un échec assuré …

Working Mama dit :

Je suis bien contente d’avoir pu participer, d’une quelconque manière, à tes interrogations. J’ai moi-même changé d’avis sur beaucoup de choses en croisant le chemin « d’extrêmistes », que je ne trouve plus si extrémistes que ça maintenant que j’ai le nez dedans hahaha :) Mon but n’est pas cependant de chercher à faire changer les gens. Mais si ça peut amener, juste, à réfléchir sur ce qu’on fait (ou pas) et pourquoi on le fait (ou pas) sans se contenter de suivre les chemins tous tracés alors…tant mieux!

Daniela dit :

Et oui voilà amen ! Lorsque j’ai eu mon premier bébé il y a 11 ans ont en étaient déjà là mais c’était pire. Je vous affirme que vous êtes déjà en situation plus confortable que nous, les mères qui avont débuté le maternage….peut être pour nos filles cela sera t il encore plus simple….à leur souhaiter en tout les cas…..

Working Mama dit :

Je ne doute pas une seconde que cela ait pu être pire…mais quand je vois ce que j’entends aujorud’hui, je me dis que pour vous ça a du être sacrément coton >_<

working-mum dit :

j’adoooore

Laetitia dit :

Moi je me suis faite traîter de laxiste, parce que j’ai raconté (à une cliente)que pendant nos vacances, j’ai dormi avec mon fils (il a presque 3 ans) qui, lorsque je l’ai posé dans le lit parapluie (qui était dans la même chambre que la notre) s’est mis a pleurer très fort et ne voulait pas y dormir. Du fait, j’ai préféré le prendre avec moi que tout le monde dorme, plutôt que de le laisser en crise. Voilà, donc « il a gagné », et je suis laxiste! En fait, on peut se faire « attaquer » à tout âge, et par rapport à tout!
Et pour parler de ton article, pour ma part, j’ai donné le biberon à mon fils, et j’ai répondu à ses besoins, et encore aujourd’hui, quoi de plus normal, il est encore petit (mais là encore, pour certains ce n’est pas bien!) Je suis enceinte du 2e et je vais l’allaiter, et je répondrai à ses besoins tout comme je le fais pour son aîné, c’est mon rôle de maman. Et je trouve très intéressant tout ce que tu peux raconter, et instructif car effectivement, tu ouvres souvent de très bonnes pistes de réflexion. Mais il y en aura toujours qui seront là pour ne voir que le bout de leur nez, et rentrer dans des conflits! C’est la vie!

Laetitia dit :

Traîtée!! Pardon!!

Working Mama dit :

Du laxisme à l’extrêmisme, effectivement il n’y a qu’un pas. Notamment, les partisans de l’éducation non violente sont tout à la fois extrêmistes vu qu’une fessée n’a jamais tué personne, et laxistes vu que seul la fessée paraît-il permet de faire comprendre les choses aux gamins :)

Merci pour les compliments, et je te souhaite un bel allaitement avec ton second bébé. En cas de soucis ou de questions, tu sais où venir chercher de l’aide ou du soutien :)

MamanChoux dit :

Tout est dit ! Encore merci ! ^^

Working Mama dit :

Merci à toi de me lire :)

Nurselily dit :

Encore une fois tu fais mouche et J’ADORE!

Working Mama dit :

Merci :)

Lily dit :

Je suis on ne peut plus d’accord avec Mama’nonyme. Pareil pour moi, par manque d’infos, d’aide, de connaissance, de curiosité, je n’ai pas fait les bons choix. Même si je ne regrette pas, même si mon fils n’a pas eu l’air de souffrir de ces façons de faire, je sais que pour le prochain je ne ferai pas pareil. Je dois te dire WM, qu’au début c’est le coté Travailleuse solo du blog qui m’a attirée, parce que moi aussi je travaille chez moi et que moi aussi je pète un câble régulièrement avec l’Urssaf. Puis j’ai suivi ta grossesse et les premiers mois de ta fille via ton blog et ta page facebook et j’ai été ébranlée dans mon absence de convictions. Je dis absence parce que le fait de donner le biberon et de balader mon fils en poussette ne résultait pas d’une réflexion et d’une conviction profonde que c’était bien. Je croyais seulement qu’il n’y avait pas d’autre option. Mes amies, mes cousines, ma mère, ma belle-mère avaient fait comme ça, c’était comme ça qu’il fallait faire.
Et puis petit à petit je me suis posé des questions, en lisant tes articles et d’autres. Je sais maintenant que mon prochain, si prochain il y a, sera porté, allaité, cododoté, au moins dans les premiers mois de sa vie. J’espère que je trouverai le père qui adhèrera à ma nouvelle façon d’appréhender mon rôle de maman. Je regardais d’un œil méfiant ces mamans qui prônait l’allaitement à tous crins et vilipendaient les babybjorn (babybjorn que j’ai acheté la peau des fesses et jamais utilisé pace que je trouvais que mon fils était mal installé…), je suis bien heureuse d’avoir changé d’avis.

Comme on dit souvent : « avant j’avais des principes, puis je suis devenue maman »…

Working Mama dit :

Merci pour ce commentaire qui me touche beaucoup :)

Maman Quark dit :

« Extrême » puisqu’ils le disent, et feignante… moi aussi, j’allaite, je porte, je cododote… Ce qui me permet de partir me balader sans sac à goûter (même encore aujourd’hui, même avec la diversification, parce que rien n’est meilleur qu’une tétée pour le goûter !), de bien dormir la nuit (avec elle, oui), et de faire la vaisselle quand je l’aide à s’endormir (sur mon dos).

Et ton analyse sur l’avis/le jugement/la tolérance, je le trouve très juste. Marre d’être cataloguée comme extrémiste prosélyte… Bien sûr, si on vient me faire des remarques ou me poser des questions, je vais défendre ma façon de faire… mais je n’attaque personne !

Working Mama dit :

Voilà. Dans la tête des gens, je me ballade dans la rue avec des pancartes ou je vais accoster les mamans qui donnent un biberon ou on un bébé en babybjorn…sauf que pas du tout. Si dans une rencontre avec quelqu’un la discussion se porte sur un de ces sujets, je vais en discuter, donner des points de vue. Mais je n’impose pas mon discours quand personne ne le demande…

Sarah Pep’s dit :

Encore une fois un bien bel article, juste dans le ton, posé et intelligent. Je suis extrémiste depuis 18 mois, ma fille s’en porte drôlement bien, et c’est peu dire!! les gens sont même bluffé d’une telle zénitude. Portage, maternage, allaitement, écoute, présence, c’est instintif et ça ne fait que du bien, aux bébés comme aux parents ;-)

Working Mama dit :

Oui mais c’est juste qu’elle bon caractère voyons. Par contre, si un jour elle râle, tu verras que ce sera forcément parce que tu l’as trop portée! D’ailleurs les bébés poussés ne râlent jamais, c’est bien connu.

^^

Princesss dit :

De toute manière on est toujours extrême dès qu’on sort des sentiers battus ^^
Pour ma part je n’allaite pas ma fille, pour diverses raisons que je n’exposerai pas ici parce que ce n’est pas le lieu, mais je me retrouve beaucoup dans ce blog car pour moi ça m’a paru tout de suite évident de ne surtout pas la laisser pleurer, qu’elle dorme avec nous alors qu’elle a une très jolie chambre dans la pièce d’à côté. Et quand je la vois toujours souriante, pas farouche pour un sous, qui accepte sans rechigner le lit-parapluie si nous sommes de sortie, qui s’épanouie et qui grandit de jour en jour, et bien les réflexions type « tu ne devrais pas la laisser dormir avec vous après elle ne voudra plus dormir ailleurs! », « Quoi elle a pas pris son bib à 20h? mais il est 21h, il faut que tu la « heure » ta fille » (oui certains vont même jusqu’à inventer des mots et me demander de réveiller ma fille parce qu’il faut qu’elle mange à heure fixe selon eux…). Je crois que je me souviendrais toute ma vie de la tête de ma tante quand en plein déjeuner je me suis levée parce que ma fille pleurer et qu’elle m’a dit « laisse la pleurer » et j’ai juste dit « non » avec un sourire… bref toutes ces réflexions et bien elles glissent sur moi! Je suis un canard! Et moi et ma famille de canards, on est très heureux et tant pis si ça dérange le monde. (et on commence les cours de portage la semaine prochaine gniiii)

Working Mama dit :

Montons donc une secte de canards.
Et bon cours de portage!!!

Salwa dit :

Créons le club des extrêmistes, alors… Je reçois les mêmes reproches que toi :)

Working Mama dit :

On est nombreuses je crois…^^

pauline k dit :

Je subis les mêmes remarques de mon entourage.
Dernièrement, j’avais mes parents à diner. La petite pleurait pour s’endormir. Je suis restée près d’elle le temps qu’elle s’endorme. Elle s’est réveillée plusieurs fois. On m’a dit « laisse-la se calmer », « elle va se rendormir toute seule »… Je n’ai pas écouté. Il s’avère qu’elle avait une otite et avait mal!
Ma mère s’en est voulu le lendemain et m’a dit que j’avais bien fait de suivre mon instinct! Je crois qu’elle ne me dira plus jamais de la laisser pleurer :)

MissBrownie dit :

Tout à fait d’accord avec ta conclusion. C’est ce que j’ai toujours dit. Je suis une feignasse ! Bon je n’allaite plus et je ne cododote plus mais quand je le faisais, c’était aussi (mais pas que) pour me faciliter la vie.

Working Mama dit :

Clairement pas que, mais clairement oui!

Elodie dit :

Je n’ai rien à dire de plus… tes mots sonnent si juste !
Je suis devenue maman il y a maintenant 6 semaines et j’ai découvert ton blog quelques jours après, au hasard d’une recherche sur google. Tes billets m’ont permis de me poser plein de questions sur ma façon de me comporter, de vivre sereinement avec ma fille… notamment sur la question des pleurs. Grâce à toi, ma bibliothèque s’est étoffée de plusieurs ouvrages (je viens de recevoir le concept du continuum) et vraiment cela m’ouvre plein de pistes de réflexion…
Alors merci :)

Working Mama dit :

Merci à toi de me lire :) Et ravie que mes écrits trouvent un écho chez toi!

Tomas dit :

je suis tout à fait en accord avec ce que tu écris et ce que tu vis.
Je pratique le maternage depuis 6 ans. J’ai deux enfants un garçon de 6 ans et une fille d’1 an. J’allaite, je porte intensivement et je cododote.
je passe pour une extrémiste et une extraterrestre pour l’entourage mais je m’en fous royalement car je fais ce que mon instinct me dicte.
je me sens très « mammmifère ».

j’adore ce que tu écris car c’est exactement ce que je pense depuis déjà 6 ans.
je suis heureuse d’avoir découvert ton blog depuis 6 mois.
ça fait du bien de savoir qu’on n’est pas seule à avoir cette sensation instinctive de protection et de maternage et surtout qu’on sait l’écouter sans la nier.

merci beaucoup

continue à dire ce que tu penses

Working Mama dit :

Merci à toi :)

bigoudmam dit :

Tout est dit! Mais c’est tellement plus simple de juger et de jouer les moutons de Panurge, plutot que de réflechir, comprendre, argumenter…
belle démonstration, bien construite

Working Mama dit :

Je ne sais pas s’il fallait démontrer quelque chose, en tout cas j’éprouvais le besoin d’en parler car c’est parfois pesant, c’est sûr!

Viollette dit :

« ce mot, bien souvent, est prononcé par celles qui affirment haut et fort qu’elles ne veulent pas être jugées » il est aussi prononcé par des gens qui prétendent ne pas juger, non ?
Moi aussi je suis feignante, j’ai allaité, je porte mon enfant… je l’ai le moins possible laissé pleurer, quand mon mari me disait « il faut qu’il s’habitue à ne pas être dans les bras tout le temps, bientôt il sera chez la nounou et elle ne pourra pas en faire autant » je lui ai répondu « quand je ne suis pas là tu fais comme tu veux mais moi je ne vais pas me fatiguer les oreilles et les nerfs à le laisser pleurer ». Travailler de chez moi, je ne pourrais pas, je manque trop d’organisation, j’ai vraiment besoin du cadre du bureau. Je l’ai donc, comme la plupart des françaises, confié à une nounou. Mais justement, celle qui m’a dit, en entretien « vous êtes trop câline avec lui » alors qu’il avait 3 semaines, ben je ne l’ai jamais rappelée… Et aujourd’hui, quand on me dit que je vais finir par m’abîmer le dos à force de le porter, je réponds que le manduca est plus confortable que mon sac de rando, que certes Simon commence à faire son poids et que je ne ferais pas 5 bornes comme ça mais, sur le trajet que je fais tous les jours, je suis heureuse d’avoir ses câlins, ses sourires, sa conversation, et s’il faut regarder toutes les poubelles et courir après les pigeons, ça reste de bons moments de complicité. Un jour, il voudra que je le dépose à 100m de son école, et même si comme tous les parents je m’inquiète pour lui, je le ferai, parce qu’à ce moment-là il aura besoin de liberté. Aujourd’hui il acquiert son autonomie petit à petit, en sachant que je suis toujours là pour lui.

Working Mama dit :

Oui, par elles aussi effectivement!
« Un jour, il voudra que je le dépose à 100m de son école ». Et oui :) On l’a tous fait…alors profitons-en un peu tant qu’ils acceptent – et réclament – les bras tout le jour durant^^

sophie dit :

Chère WM,

Merci à toi… tu nous fais partager ton expérience de jeune maman, tu ne JUGES pas les autres, et ça qu’est ce que ça fait du bien… Mon bébé âgé de 2 mois 1/2 pleure énormément, même dans mes bras, et ça, depuis sa naissance…. Au fond de mois, et dès la maternité, je savais que quelque chose clochait… Un bébé ne pleure pas « pour rien », ou ne fait pas de « caprice »… Je ne sais pas combien de fois on m’a sorti des « laisse le pleure, ça lui fera les poumons », ou « faut pas l’habituer à tes bras, sinon… blablablablaba… » et puis le MUST du MUST : il a bu, fait ses rots, a été changé, laisse le pleurer, il va finir par se calmer…. Je te la fais courte, je sais que ce n’est pas l’objet de ton billet,après être passée pour une « tarée » auprès des pédiatres (6 consultations, 2 X chez l’ostéo…),qui me diaient que mon bébé allait très bien, « ce sont des coliques, prenez votre mal en patience (il grandit, il grossit = gage de bonne santé ????, et la souffrance de mon bébé ???) il a finalement été hospitalisé (une torture pour nous parents et sa soeur)… mais finalement et on a trouvé de quoi souffre notre petit Jules… un Réflux gastro-oesophagien interne massif… Comme quoi, il n’y a qu’une maman (et un papa) qui sache(nt) vraiment ce qui est bon/bien pour son enfant…. Il pleurait déjà énormément dans mes bras, alors imagine quand je devais le poser (des fois, on peut vraiment pas faire autrement)… Tout ça pour te dire encore MERCI pour ton ouverture d’esprit, MERCI pour tes billets toujours bien inspirés, et MERCI d’exprimer si bien ce que nous sommes certainement nombreuses à ressentir…Et puis en +, on a un point commun, nos filles portent le même prénom….
Allez WM, au plaisir de te lire….
Ouf, je viens de me re lire, je suis super hors sujet… sorry

Working Mama dit :

Non, tu n’es pas du tout hors sujet. La souffrance et le mal-être des bébés sont assez reniés par l’éducation « traditionnelle ». Laisser pleurer, dire « il a mangé, il a fait son rot, il n’a pas sali sa couche DONC il va bien » (Ah bon? Mais qui est-on pour affirmer ça, pour nier l’inconfort visible?), dire que les bébés sont faits pour pleurer quand on voit en même temps dans quel état ça les mets…le maternage proximal, le portage, sont des pratiques qui justement visent à donner au bébé le maximum de cartes pour que tout aille bien, pour que chaque besoin soit entendu, apaisé. Alors, ça ne fonctionne pas toujours à 100%, certains bébé sont dans de telles souffrances que même les bras les plus maternants ne pourront pas consoler les pleurs ou la douleur. Mais au moins, la détresse est accompagnée, entendue, soutenue. L’enfant sait qu’il n’est pas seul face à son inconfort, et que l’adulte est bienveillant.
Quand Lou avait ses coliques vers 1 mois, il arrivait qu’elle ait tellement mal que je ne puisse pas la calmer, même avec tous les efforts du monde. Alors je lui disais juste que j’étais désolée de ne pas pouvoir l’aider plus. Que je faisais de mon mieux, que ça allait passer, et qu’en attendant je la gardais contre moi pour essayer de l’apaiser. Elle ne comprenait certainement rien à ce que je racontais, mais moi j’avais cet apaisement intérieur de lui dire que je ne la laissais pas toute seule. C’était vraiment important pour moi de lui dire et redire ça.

Je ne sais pas, tu ne l’as pas précisé dans ton commentaire, si tu le pratiques chez toi mais dans le cas de ton bébé, le portage est un outil salutaire au niveau du RGO, car l’enfant reste en position verticale tout en ayant la possibilité de dormir et d’être bercé. Il peut même téter sans avoir tout à fait besoin d’être allongé, et cela calme vraiment énormément les douleurs liées à ce souci, car on limite au maximum la position couchée qui favorise la remontée des acides.

Bon courage, c’est pas drôle le RGO, j’espère que vous arriverez à apaiser la situation…juste une question purement technique car ce n’est pas précisé: comment est-il nourri? Biberon ou sein? Il y a parfois des liens entre alimentation et RGO c’est pour ça que je te pose la question.

sophie dit :

Je n’allaite pas… j’ai fait pas mal le tour des forums et lu beaucoup de témoignages de mamans au sujet du RGO. Beaucoup d’entres elles allaitaient et malgré tout leur bébés ont un RGO. Bon, c’est vrai, j’essaie de me dé culpabiliser sur ce point (et je t’assure que je me suis longtemps sentie responsable de son RGO)… l’échographe qui a fait l’examen à Jules m’a expliqué que c’est un problème de clapet et que dans la majorité des cas, ça se remet tout seul, après quelques mois (voir quelques années…). en attendant, on ne peut que limiter les conséquences du RGO en lui donnant un anti acide pour éviter l’oesophagite…pour moi, il n’y pas de réelle amélioration la journée, je le vois, je le sens souffrir, et j’essaie de le rassurer, de l’entourer autant que possible… mais il arrive désormais à dormir la nuit,vient 1 à 2 X pour manger et se rendort presque directement … (l’épuisement ?) c’est quand même un grand pas pour nous et surtout pour lui, il en a vraiment besoin…
je n’ai pas encore d’écharpe de portage, mais ce week end, avec mon mari, on va se lancer, ENFIN…il était + que temps …d’ailleurs, si tu as des sites à me conseiller, une marque en particulier, je suis preneuse, car vraiment novice en la matière… tu l’auras comrpis… (Jules a 6 kg, quand même, pour 2 mois 1/2)
Pour ce qui est du couchage, Jules dort en proclive pour éviter au maximum les remontées acides… j’ai d’ailleurs acheté une « culotte de proclive » afin que Jules ne glisse pas dans son lit…

Voilà, merci d’avance et à très vite!!!

Working Mama dit :

Bien sûr, je ne voulais pas te mettre en cause directement en fonction de l’allaitement ou pas :) En fait, c’est juste que j’ai entendu plusieurs témoignages de mamans qui donnent le biberon et pour qui le souci s’est apaisé en changeant de lait, jusqu’à trouver celui qui minimisait le problème (sans l’occulter complètement puisque comme tu l’as dit, ce n’est pas qu’une question d’alimentation). Et donc, je te parle de ça parce que j’ai aussi entendu comme les parents sont démunis face à du personnel médical qui souvent ne sait absolument pas ni traiter ce problème, ni reconnaître la douleur qu’il engendre chez l’enfant. D’ailleurs ça se retrouve dans ton premier commentaire: le diagnostique initial des coliques….elles ont bon dos celles-là, combien de pédiatres ne cherchent pas plus loin et leur attribuent tout et n’importe quoi dans les trois premiers mois? La recherche d’un RGO devrait être un réflexe maintenant que ce problème est connu de la pédiatrie quand le praticien est face à un enfant qui pleure sans cesse et « sans raisons ». Mais non, ils n’y pensent toujours pas et il faut chercher soi-même, encore et encore…

Pour le portage, avant d’acheter une écharpe il faudrait que tu fasses un atelier (je ne sais pas si c’est que tu veux dire quand tu écris « on se lance ce week-end ») pour tester différents porte-bébés et voir ce qui vous convient le mieux, mais aussi pour avoir les bons gestes, les bons réflexes, et bien comprendre en quoi consiste le portage physio (d’autant plus qu’il y a de grandes chances qu’il serve de « médicament » dans ton cas, alors c’est d’autant plus important d’avoir des conseils pointus. Mais sinon, dans l’absolu, et en fonction de ton budget, une écharpe tissée Néobulle (70€ environ) ou une Didymos (100€ environ) sera très bien et résistante sur la durée.

Un lien intéressant pour trouver des ateliers près de chez toi:

Concernant le poids, c’est souvent le référent que donnent les fabricants de porte-bébés préformés (« utilisable à partir de 7 kilos ») mais pour ma part je n’aime pas ce point de repère. Le poids ne fait pas l’ouverture de bassin, et un bébé de 2 mois et demi aura beau faire 6 kilos comme le tien, il ne sera pas du tout prêt à avoir un écartement de genoux trop large. Du coup, mon point de repère que je donne à chaque fois qu’on me pose la question, c’est de savoir si le bébé attrape ses pieds ou pas, et encore mieux s’il les mets à la bouche. Avant ce stade, n’utiliser que des porte-bébés tissu type écharpe et sling, éventuellement des mei-tei à partir de 4 mois. Mais pour tout le reste, pas avant que le bébé n’attrape ses pieds (qui intervient en général vers 5-6 mois).

Voilà n’hésites pas si tu as des question supplémentaires :)

MamanBlogueuse dit :

Bonjour à toutes les deux !
Je me permets de m’incruster dans cette conversation (j’espère que vous ne m’en voudrez pas). Ma fille a elle aussi un RGO interne depuis sa naissance. Comme pour le bébé de Sophie, il a fallu que j’aille aux urgences pédiatriques parce que les toubibs et pédiatres ne voyaient rien. Finalement, elle a maintenant 15 mois et est toujours sous traitement anti-acide.
Bref, elle est aussi toujours allaitée, cododotée (c’est la seule solution pour qu’elle dorme de toute façon) et énormément portée ! Je confirme d’ailleurs les dires de WM sur le portage et le RGO. C’est absolument nécessaire, aussi bien pour bébé que pour la maman. Quitte à beaucoup beaucoup porter (il m’arrivait de ne pas enlever l’écharpe de la journée, sauf pour les changements de couche). Et surtout, il faut de la patience, beaucoup de patience. C’est dur pour les parents, mais encore plus dur pour les bébés.
Enfin bref, beaucoup de courage !!! (et encore désolée pour l’incruste)

Bou dit :

En fait materner c’est mal parce que c’est une solution de paresseux. Or dans notre société, la paresse c’est mal. Ce qui, comme le font remarquer de nombreux enseignants, est stupide, car c’est la fainéantise (volonté de ne rien faire, l’étymologie n’est pas difficile à repérer) qui est méprisable, pas la paresse (qui est la volonté d’en faire le moins possible) qui entraine un sens de l’organisation de folie (pour vite faire assez bien pour ne pas avoir à recommencer). Seulement va savoir pourquoi, on n’aime pas les gens qui font les choses sans se prendre la tête… Ceci dit là je prêche pas pour ma paroisse, parce que trouver des professionnels de santé qui soient formés correctement à l’allaitement (par exemple) ça peut être une sacrée prise de tête T_T

Supamam dit :

Sûrement que ceux qui traitent les autres de fainéant sont jaloux de l’organisation des autres ! ;)

Kiki the mum dit :

Juste <3 moi je dis extrêmement fidèle à toi, ta fille et tes envies, et c'est bien tout ce qui compte :)
Extrémiste je le suis déjà aux yeux de ma famille. Et avec le deuxième qui arrive, ben je peux te dire que je ne suis pas prête d’en sortir car je compte bien encore plus m’écouter et écouter cet enfant ;)

Supamam dit :

Très bien dit. C’est vrai que quand on allaite, qu’on porte, bref qu’on répond un peu trop bien aux besoins de notre bébé on est souvent critiqué alors qu’on emmerde personne, on vient pas style témoins de Jéhovah taper a leur porte pour s’exhiber un sein à l’air ou leur vendre une écharpe, un manduca et un sling ! Lol
Juste une précision, on ne dit pas kezako mais Qu’es aquo ;) je taquine hein ! Bisous

Simplement moi dit :

Salut,
Moi je suis globalement comme toi, je porte tout le temps bébé, pas de poussette ou vraiment dans des cas exceptionnels. J’ai toujours utilisé une écharpe de portage, avec le premier aussi. L’allaitement idem, le plus longtemps possible, 6 mois pour le premier, je verrais pour le second suivant ma situation professionnelle.
Et mon premier est aussi très facile à vivre, le seul stress que j’ai eu c’est pour ses coliques car on ne peut rien faire ou presque… A part le porter en écharpe justement ;)
Bref, très bon billet, et n’hésites pas à revenir me voir car tes conseils m’ont bien remonté le moral et aidés à « surmonter » ce week end un peu difficile !
Bises

MamanDragon dit :

oui … c’est pareil ici… faut mettre de l’eau dans son vin tout le temps pour ménager les susceptibilités, ça me saoule, mais quelque chose de bien, et de toute façon même si j’en met de l’eau dans mon vin, et qu’aussi je me pose des questions, en face est souvent assené le « de toute façon les parents font au mieux pour leur enfant » « de toute façon c’est le choix de la mère ! » … etc…

moi aussi je suis une extrème, même qu’on m’a accusé de dire que donner le biberon c’était comme couper une jambe à son bébé (ouais ouais, le principe de métaphore semble échanger à certains ;) ), que je suis jugeante, extrème, etc…. bref, que des trucs négatifs. Sauf que moi j’ai jamais demandé fort à quelqu’un de prouver pourquoi c’est bien de laisser pleurer son bébé (même si j’ai très fort envie de poser la question des fois)…

bref, être extrème ça permet de nous coller une étiquette énorme et de ne jamais nous écouter, ça serait trop dur…

desnous dit :

merci!! un extreme merci!

karine dit :

je suis maternante et une extrémiste d’après mon entourage
et le pire j’en ai fait mon métier … et toc :)))

Mélody dit :

Tout simplement : merci !

christine dit :

<3 rien a dire de plus …..

Maman de ROMAIN dit :

juste BRAVO…

cricri33 du 974 dit :

Salut je viens de découvrir ton blog j’ai adorer ton article concernant l’émission en terre inconnu où tu parle de l’accouchement respecté , et puis celui la me parle beaucoup aussi, je ne suis pas encore maman mais ce que je lis raisonnement en moi c’est sur . Encore le mois dernier j’ai quelqu’un de ma famille qui a accoucher (bien sur accouchement sur-médicalisé) bon..C’est son choix c’est son 3éme enfant quand je lui parle de ma vision de l’accouchement elle ne me comprends pas alors tant pis .. donc j’étais chez elle pour rencontré sa petite fille qui avait a peine 6 jours ..a un moment elle pleurée..elle la mise devant la télé..( sa ma choqué, alors je lui ai proposer de la prendre dans mes bras , elle ma dit que c’était pas la peine qu’elle devait s’habituer a etre seule ..) puis elle s’est calmée bien sur..fatigué de pleurer.. puis dans la soirée elle s’est remise a pleurer et la mère ma dit » oui elle a encore faim mais elle a assez pris le sein tout a l’heure.. » hayhay je suis resté bouché bée , enfin..j’ai dis doucement » pourquoi tu ne lui donne pas.. et elle a rien répondu.. Enfin bref ..Tout ça pour dire que parfois les mamans sont vraiment bizarre aprés on dit que c’est nous les folles parce qu’ont souhaitent répondre a tous les besoins de notre enfant…

ànne dit :

Je n’allaite pas mais je ne suis pas pour laisser bébé pleurer (et j’ai eu le droit aux mêmes réflexions du genre ce n’est pas bien il va trop s’habituer à tes bras!et alors?moi si j’aime ça!)
super article ;)

MamanBlogueuse dit :

Comme d’habitude WM, très très bon billet. Entièrement d’accord avec toi sur tous les points. De toute façon moi aussi je suis cataloguée en « extrémiste du maternage proximal ». Avec les yeux qui roulent, le regard noir, le pointage de doigt toussa toussa.
ChoupChoup a 15 mois. L’autre jour au bureau, je discutais avec des collègues et ils en sont venus à me demander si j’avais allaité. J’ai répondu que oui, mais que je continue. La réflexion classique qui suit : « mais tu vas pas l’allaiter jusqu’à la fac quand même ? » Puis « c’est la maman ou le bébé qui veut pas couper le cordon ? » ou encore « t’es le doudou de ta fille, c’est pas bien ». Genre…. Tout de suite, face à ce genre de chose, les gens exagèrent tout. C’est quand même dingue de devoir justifier quelque chose qui NOUS semble naturel.
Donc bref, je ne vais pas m’étendre de trop. Mais en tant qu’allaitantes, on nous juge souvent un peu trop vite. Alors que personnellement je n’irai jamais aller voir quelqu’un qui donne un biberon et lui dire « oh là là paaaaaas bien le biberon, boooouuuuuh mauvaise maman ! » (j’exagère aussi, c’est pour la prose).
La tolérance, c’est bien quand même des fois….

Future maman dit :

Je serai maman dans quelques mois. J’aime ton article.
Je compte allaiter (si tout va bien) mais déjà mon entourage me dit: « mais il ne faut pas allaiter à la demande, mais il faudra le laisser un peu pleurer, tu ne pourras pas toujours être derrière lui ou elle »…

Je les écoute… mais je ne dis rien, je les laisse parler parce qu’ils oublient une chose, tous, une chose. C’est qu’ils ne seront pas les parents, ils ne décideront pas et que je ferai bien comme j’ai envie.

Laure dit :

Bonjour et bravo pour ton poste,
ça fait du bien de voir que d’autres personnes n’ont pas cette vision archaïque de l’éducation :-)
Mon fils est né il y a 3 mois et demi et les reflexions vont bon train sur notre manière de faire et surtout sur le fait qu’on ne le laisse pas pleurer, « il doit se faire les poumons », « il fait des caprices » (ah bon, à 3 mois, on fait des caprices !!!) et j’en passe. QUand j’explique mon point de vue, les gens sortent cette utlime phrase « oh ben on ne les a pas traumatisé nos enfants ! grrrrr

Estelle dit :

J’aime bcp ce billet, comme tous les autres d’ailleurs. Je retrouve ma façon de penser, mais malheureusement pas tjs ma façon d’agir.
Pour des raisons professionnelles j’ai dû les faire garder. Ils ont pris le bib, la 2eme bien difficilement, alors que j’étais prête à ce qu’elle ne boive quasi pas la journée pour se rattraper avec moi, mais voilà malgré mon insistance, son père et sa nounou ont eux insisté sur le bib (de mon lait, bien sûr). Et quand j’ai dû bosser de nuit… il a fallu qu’elle apprenne à ne pas avoir le sein la nuit… elle a pleuré, sans que je puisse lui proposer ce qu’elle attendait. Elle avait seulement 8mois, j ai pas pu refuser les nuits plus longtemps… elle était pqs prête et moi non plus, elle a fini par bouder le sein à un an. :(

Ça fait du bien de lire de « bonnes » expériences, mais ça fait aussi du mal de se sentir en échec alors qu’on avait toutes bonnes infos, mais pas le contexte, ou les armes pour influer sur le contexte.

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