Redevenir mère

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Ecrire immédiatement, pour ne pas oublier.

Comment pourrait-on, remarquez. Mais il paraît que les hormones ont aussi un rôle d’effaceur, pour ne pas empêcher la venue d’une envie de recommencer. Or ce que je viens de vivre, ce que nous venons de vivre en ce jeudi 5 juin 2014 ne doit jamais quitter ma mémoire. Je ne veux pas oublier ce flot immense, d’émotions en longues expirations, de poussées en râles intenses et venus du plus profond de moi. J’ai le sentiment d’avoir vécu une expérience ultime, quelque chose d’indescriptible mais à la fois tellement réel et ancré dans la Terre.

En ce 5 juin 2014, j’ai accouché pour la seconde fois.

Le samedi précédent, une journée de contractions rapprochées mais largement supportables nous avaient alertés de l’imminence de l’événement. Dimanche ? Lundi ? Milieu de semaine ? A 3h30 ce jeudi 5, les premières contractions douloureuses me tirent de mon sommeil. Je reste dans mon lit, allongée sur le côté, soufflant doucement…j’attends, les yeux rivés sur le radio-réveil. De 7 minutes en 7 minutes, le manège se poursuit. Je souffle un peu plus fort. A 4h15, une première série plus violente me fait descendre faire les 100 pas du salon à la cuisine. A 4h45, une tentative de bain chaud ne règle rien, les signaux s’intensifient et se rapprochent. 5 minutes d’intervalle.

C’est sûr maintenant. C’est pour aujourd’hui.

Il est 5h30, je monte prévenir mon conjoint. Chaque contraction m’immobilise. Fermer les yeux, inspirer à fond, souffler jusqu’au bout…On hésite encore. Réveiller ses parents, nos plus proches aides, à 5h30…et si c’était une fausse alerte comme la semaine précédente ? Nous tranchons enfin : si à 6h rien n’a cessé, on décroche le téléphone.

6h00, je commence à avoir du mal à parler lorsqu’une contraction approche. J’ai encore assez de maîtrise de moi-même pour appliquer les précieux conseils de ma sage-femme et aider mon fils à descendre pour que ça dure le moins longtemps possible. Car moins de temps le travail durera, moins de temps j’aurai mal…

Le travail avance très vite, il n’y a plus de temps à perdre. Avec 40 minutes de route de chez eux à chez nous, il ne faut plus attendre : à l’allure où les choses bougent, il se pourrait que je ne puisse plus marcher dans une heure. La maternité est à 500 mètres de chez nous, j’ai géré le maximum de travail possible à domicile, il faut partir. Ils se mettent en route et nous rejoignent à 6h45. Ma petite Lou dort toujours, là haut. Aujourd’hui, à 2 ans et 3 mois, sa petite vie va changer mais elle ne le sait pas encore. A son réveil, elle trouvera papi et mamie pour lui servir ses céréales, et partira passer le week-end chez eux comme d’habitude depuis 2 mois.

7h. Nous arrivons à la maternité.

Ma copine Stéphanie, avec qui je communique par SMS sur l’avancée du travail depuis une heure, a appelé le service pour prévenir de notre arrivée. Nous sommes pris en charge par une sage-femme, jeune, contrôle immédiat du col : je suis à 5. Déjà ! La moitié du chemin est fait et je suis encore plutôt en forme. C’est intense, mais je gère. Elle me demande de m’allonger pour 30 minutes de monitoring. Calmement, on lui explique que s’allonger là maintenant en l’état des contractions, c’est impossible. Il faut que je bouge, au moins sur un ballon, mais la position allongée, c’est non sans quoi il me sera impossible de gérer ma douleur et si je perds pied maintenant, je peux dire adieu à mon accouchement sans péridurale. Elle insiste, on ne lâche pas, le ballon arrive. Je lui dis que j’ai conscience qu’elle a besoin de son monitoring mais que j’ai aussi besoin de pouvoir faire ce que mon corps me dicte, et que je veux bien de fait le positionner où elle veut tant que je peux bouger.

Elle pose l’appareil, contrariée mais consciente je pense des enjeux et de notre détermination, et me demande de maintenir les capteurs qui ne peuvent pas tenir correctement dans la position choisie. Je le fais sans problème. Après 30 minutes assise sur ce ballon, il faut impérativement que je me lève. Je ne supporte plus la sensation de compression sur l’entrejambe et je réprime une envie, presque un réflexe, d’arracher la sangle pour me libérer et trouver quelque chose à quoi me suspendre. Mon conjoint se place assis sur le lit derrière moi et je m’installe, en suspension, un bras de chaque côté de ses cuisses, accroupie. Nous finissons le monitoring, nouveau contrôle du col : 7. Il est 7h30. Je gère toujours, grâce à mon conjoint qui prend le relais de ma conscience et me rappelle ce que notre sage-femme nous a fait comprendre en séance de préparation. Il me masse le bassin, frotte la peau, demande à ce que l’on chauffe la petite bouillotte de noyaux de cerises que j’utilisais depuis le matin en application sur les zones critiques.

On nous informe que l’on va descendre, je prends quelques minutes pour faire confirmer à la sage-femme les quelques points de notre projet de naissance et là, surprise, elle contredit toutes mes questions. Choix de la position ? C’est compliqué madame… Pas de clampage immédiat du cordon ? Ah non certainement pas, nous avons besoin d’un prélèvement immédiat. Pas de délivrance dirigée ? Ah si c’est le protocole ! Je sens la panique me gagner, mais je ne suis plus en position de négocier…si bataille il doit y avoir, c’est mon conjoint maintenant qui ira la mener.

Mais c’était sans compter sur la relève.

7h, c’est aussi la rotation du matin. Le passage de flambeau entre l’équipe de nuit et l’équipe de jour. La jeune sage-femme me laisse entre les mains de deux de ses collègues, dont l’une est la spécialiste de l’établissement pour les accouchements physiologiques. Elle demande si on opte pour la délivrance dirigée (une perfusion de syntocinon immédiatement après la naissance pour expulser le placenta dans la foulée), je lui dis que non. Pas de péridurale, pas de syntocinon, rien. Elle me parle doucement, me demande de quoi j’ai besoin. Debout, assise, ballon, barre ? Les contractions deviennent vraiment violentes, j’ai besoin de toute mon énergie et de toute ma concentration pour les dépasser une à une, encore et toujours avec l’aide de mon conjoint et des précieux conseils des cours de prépa. Je ne l’entends même plus, ne lui donne aucune réponse, je la vois qui regarde sa collègue en posant un doigt sur la bouche l’air de dire « elle fait le job, chut ».

La contraction suivante est la plus forte d’entre toutes depuis le début du travail, je ressens la première poussée réflexe. Un mouvement incontrôlable d’expulsion, qui traverse tout mon corps et propulse l’enfant une première fois vers la sortie. A la fin de cette poussée, Simon est toujours là pour me rappeler de tout lâcher, de souffler, encore, et encore. Je souffle, encore et encore. Et je ressens la détente incroyable après l’effort, comme un rechargement express avant le prochain tsunami. Les sage-femmes soulagent mon ventre et mon dos de petits frottements qui détournent la douleur initiale, ça m’aide et me redonne de l’énergie pour continuer le voyage.

Je ne tiens plus debout.

La sage-femme et sa jeune collègue (tout aussi gentille et douce) m’installent, je m’allonge sur le côté gauche, une jambe relevée de façon à pouvoir basculer à fond le bassin et arrondir ainsi l’angle de passage du bébé. La moindre cambrure est impensable : le bébé est engagé et appuie sur le sacrum, il faut absolument l’en décoller. Basculer le bassin est ma seule option. Libérer le passage, visualiser le toboggan, lui montrer la sortie. L’autre jambe est solidement ancrée sur la cuisse de mon conjoint, debout au bout du lit. Mon point d’appui désormais à chaque nouvelle poussée, pendant qu’au dessus de ma tête mes bras poussent vers le bas en prenant appui sur la barre métallique. Les deux mouvements contraires vont maximiser l’effet des poussées réflexes en se servant des impulsions de mes membres pour aider l’enfant à descendre.

Et justement la seconde poussée arrive. Nul besoin de se forcer ou qu’on me le dise : c’est mon corps qui travaille maintenant, je suis envahie d’hormones qui me droguent complètement mais me plongent à la fois tout au fond de cet événement, je suis seule dans ma bulle. Je n’entends plus rien, hormis le premier de mes trois cris, et l’explosion de la poche des eaux. Ces cris, ce ne sont pas de la douleur, mais une énergie incroyable venue du fin fond de moi-même à chaque poussée. L’expression de cet effort dément. Jereste abasourdie en écrivant ce texte par la puissance des choses…Troisième poussée réflexe.

La tête est dehors. Et il s’exprime déjà mon fils, je l’entends émettre un petit cri. Simon m’encourage encore, me dit qu’il le voit. La quatrième poussée se chargera des épaules. Je sens alors tout le reste de son corps glisser hors de moi dans une trombe d’eau.

Il est 8h31.

Un petit bonhomme tout bleu est posé sur ma poitrine. Ni l’une ni l’autre sage-femme ne touche au cordon. Au bout de trois ou quatre minutes, la plus expérimentée me dit « je vous montre, il ne bat plus. On peut couper maintenant ». J’entends le bruit de la section, elles glissent mon fils sous ma chemise et je vois sa peau se colorer doucement, après chaque minute au contact de ma chaleur. Il cherche le sein, finit par le trouver. La sage-femme examine rapidement : il n’y ni déchirure ni petits points à faire.

Démarre l’attente du placenta. Au bout de 40 minutes et malgré la tétée constante de mon petit qui provoque les contractions nécessaires, il n’arrive pas. Le délai de leur protocole physiologique est dépassé, il faut m’anesthésier brièvement pour aller le récupérer directement. Elle attend, le plus possible, attend encore…puis se décide. C’est alors qu’elle allait fixer la perfusion que ma délivrance naturelle est arrivée, 45 minutes après la naissance. Mon accouchement est terminé. Plus tard, en remontant, sage-femmes et parents se remercieront avec beaucoup d’émotion pour cette naissance hors du temps.

Elles me nettoient, me protègent comme il faut. Il est 8h45, le soleil du matin inonde la pièce et nous regardons ce petit garçon qui découvre mon sein, ponctuant sa tétée de petits grognements et même d’un premier sourire, ces sourires uniques dans l’allaitement comme si l’enfant vivait par la tétée un bonheur immense. Je me souviens, au deuxième jour, avoir entendu ma fille rire à mon sein. Souvenir inoubliable de nos premiers échanges lactés.

Redevenir mère, en ce 5 juin 2014, beau jour ensoleillé. Petite merveille qui dort avec son pouce après sa première tétée…j’avais oublié la beauté de ces instants nouveaux. Tout est silencieux, dormir un peu, rentrer dans cette nouvelle tranche de vie.

Bienvenue au Monde, petit Marin, mon fils, tu étais très attendu.

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Un commentaire
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Le pays des merveilles dit :

Félicitation =)
C’est un très beau récit ! Je ne sais pas si j’aurais le courage de vivre mon deuxième accouchement sans péridurale et pourtant ton accouchement donne envie de vivre ce moment sans péri !
Profitez bien de ces premiers moments à 4 <3
Et dire que dans un mois je repasserai par ce moment incroyable, j’en ai des frissons !

ange dit :

très beau texte les larmes me montent et me font revivre mon accouchement, ces sensations, ces émotions nous sommes tout au long de la naissance guide par notre instant. c’est un moment si fort si instance difficile à décrire tellement c’est une aventure extrême. je suis fière d’avoir donné la vie par deux reprises sans péridurale et de manière très sereine. bravo d’avoir trouvé les mots et de faire partager toutes ces sensations que je ne souhaite pas oublier non plus !!

morlighem dominique dit :

Du haut de mes presque bientôt 60 ans, je suis toujours aussi émue par les accouchements…Ton récit est superbement écrit , plein d’émotions…Je te suis depuis la naissance de votre petite Lou…Quel bonheur pour vous ! Félicitations et longue route à vous quatre!…
Dom

Florence privat dit :

Je pleure merci… Presque malgré l’horreur de mon dernier accouchement ton récit me donne envie de recommencer… Plein de bonheur à vous!

Soline dit :

Que d’émotions! Ca donne presque envie de recommencer.

Pauline dit :

Félicitations à vous tous ! Félicitations à toi.
C’est un très joli article, je ne sais que te dire d’autre, ça m’a coupé le clapet tant d’amour entre ces lignes.
Simplement une petite question : je n’avais jamais entendu parler du fait de couper ou non le cordon tout de suite, qu’est ce que cela change/implique ?
Bienvenue au petit Marin, une grosse grosse pensée à vous quatre, je vous souhaite une très belle nouvelle vie de famille !

Jennifer dit :

Et voilà je suis émue aux larmes. Quel bel accouchement, bravo à ton mari qui a su te soutenir comme il se doit et bravo à la seconde équipe qui a su t’accompagner sans empiéter sur cet instant unique. Et évidemment bravo à toi. Milles bonheur à venir.

Lilou dit :

Très beau récit !!! Félicitations !!
Moi j’ai eu le contraire pour la relève, celle qui m’a suivie tout le travail était à l’écoute, mais celle qui est arrivée pour l’accouchement était une horreur… Et je n’ai pas du tout était préparé à aider à faire descendre le bébé comme tu le racontes. En fait j’ai lu le livre de Gasquet et ça me semblait simple… Mais non, j’aurais dû prendre des cours de prépa avec une SF libérale (ceux de l’hôpital étaient théoriques, pas très utiles le jour J).
Mais on ne me refera pas !!
C’était une préparation classique tu as faite ou quelque chose comme de l’hapto, sophro… ?

Aria dit :

Je ne suis pas mère (encore^^) votre recit ma laisser sans voix…avec beaucoup d’émotion…Félicitations!

Elodie dit :

Bienvenue petit Marin… Félicitations aux parents pour cette belle naissance, pleine d’amour et d’attention… Je suis si émue de découvrir ce moment magique…
Bravo et profitez ! Bises à vous 4

Dame Praline. dit :

Bienvenue <3

Marie Tatsu dit :

Merci pour ton récit, c’est magique :)
Bravo à tous les trois, tout le monde a fait du bon travail (et ouf! pour l’équipe de jour ^^)
un belle vie à tous les 4
Bises

Cassiopée dit :

Je viens régulièrement sur ton blog, que j’adore ! Je n’avais encore jamais laissé de commentaire (il faut dire que je peux difficilement rebondir sur mon expérience, n’étant pas maman ni en cours de l’être ^^)…
Mais voilà, j’ai les yeux humides face à ce récit… Alors, il fallait quand même que je le dise. :) ? ? ?
Bienvenue Marin ! (Un bien joli prénom au passage ! ;) )

Mademoiselle-Coralie dit :

Toutes mes félicitations très beau récit bienvenue à ce petit bout

Ackermann dit :

Quelle belle plume – félicitation pour ce texte écrit à quelques jours de la naissance qui forcément m à tirer une( voir deux trois quatre

Sandra Maman-Geek dit :

Félicitations et mille mercis pour ce magnifique récit qui me laisse les yeux remplies de larmes et la gorge nouée, en attendant d’avoir, moi ausi, la chance de donner la vie une seconde fois ?

Ingrid et sa Tribu dit :

Encore toutes mes félicitations ! Quelle émotion et quel bonheur de lire ce récit ! Bienvenue parmi les tiens, petit Marin, que ta vie soit douce et bercée d’amour tendre <3

allyouneedislove dit :

Félicitations! J’en ai les larmes aux yeux… ça réveille mon anvie de revivre ces instants si riches en émotions.
Bienvenu sur Terre, Marin. <3

mondomisiladore dit :

très émouvant

Sandra.P dit :

Félicitations et bienvenue au petit Marin! J’ai les larmes aux yeux après t’avoir lu, c’est réellement un très beau récit que tu nous a livré. Merci d’avoir partagé ce moment si précieux et si émouvant avec nous, ça fait vraiment du bien de lire un article comme celui là.

kvg dit :

et oui nous sommes tributaires des personnes qui sont en poste au moment M…..je n’ai pas hésité à m’imposer autant que faire ce peut …mais je n’ai pas gagné à tous les coups notamment le 2 eme …sinon que des bons souvenirs

Stéphanie Fischer dit :

très émouvant… que de souvenirs… je te souhaite la bienvenue dans la grande sororité multi-millénaire des femmes, chère maman. Comme le dit si bien Michel Odent, à notre époque, nous ne sommes pas si nombreuses à accoucher sur nos propres hormones. Bravo à toi pour avoir franchi le Styx

Peuvent-ils souffrir ? dit :

Wouah ! Récit superbe et très intense.
Toutes mes félicitations et bienvenue à Marin en ce monde ! :)

Je rêve d’un bel accouchement physiologique et respecté… je me sens un peu triste car j’ai bien l’impression qu’il est très rare que cela se produise dans notre société…
Bravo à vous d’avoir imposer vos choix en tout cas !

Mylène R. dit :

Beaucoup de frissons en lisant ton récit, je revis mon second accouchement il y a déjà un an… sans puéri… ces mots sur ces émotions dont mes hormones n’ont pas réussi à tout effacer… Félicitation à vous et bienvenu au petit Marin.

Steph dit :

Juste félicitations ! Pour ce beau récit, pour avoir su tenir tête au milieu hospitalier (j’ai préféré la maison de naissance), et ce beau bébé.

Jenny Petit Caillou dit :

C’est tellement beau , merci de nous avoir partagé se merveilleux moment , j’en pleure de joie pour vous, félicitation .

demeko96 dit :

C’est un magnifique récit, félicitations. Un grand merci pour nous faire partager tous ces magnifiques instants de vie ?

mummy’s little girl dit :

merveilleux <3
tu as vécu un si bel accouchement!
jadmire ta tenacité a larivé a la mater pour ne pas monter sur cette table, je n’ai pas réussit a tenir tete, jai flanché et n’ai pas tenu…tout cela a cause du fait detre allongé . Hélas je le saurai pour la prochaine sil y a ..mais je garde se regret.
Bienvenue a ton beau Marin!

Carine dit :

Superbe récit, pour un non moins superbe accouchement. Félicitation et bienvenue au petit Marin

Cleophis dit :

Félicitations!! Et un récit fantastique, je suis vraiment contente que les sage-femmes aient respecté tes consignes. Bravo!

fifiiiiiiiiiiiiiiiiiii dit :

Belle accouchement , on vois que tu a été bien entourer , cela me rappelle 5 de mes accouchements , je n’ai pas eu de péridurale avec assez rapide , j’ai fait beaucoup de travail a la maison , et j’e l’ai aussi refuser, bref !
Bienvenue a ton petit marin , et bonne nouvelle vie a quatre .

Mais Lis ça dit :

Merci pour ce texte que j’ai pris plaisir à lire. Ca m’a rappelé beaucoup de souvenirs intenses de mon accouchement (les hormones n’effaceraient donc pas tout !) et me suis retrouvée dans nombre de vos paroles, en particulier sur les montées surpuissantes d’énergie et sur la « bulle » dans laquelle on entend tout et on prend bonne note mais où l’on ne peut plus répondre…
Merci également d’avoir autant insisté sur le rôle du conjoint dans un accouchement « physio » (accouchement normal quoi en somme), pour ma part, j’ai vraiment la conviction qu’il (conjoint(e), mère, amie etc.) est essentiel au bon déroulement de ce type d’expérience peut-être qu’on ne le dit pas assez lorsque l’on parle de préparation à un accouchement physiologique ?
En tous cas, en attendant de pouvoir (re)donner moi aussi la vie et revivre ainsi une telle expérience extraordinaire, je vous souhaite beaucoup de bonheur, dans le respect de l’autre, la douceur et la bienveillance. (et merci pour votre blog)

Supamam dit :

Wahou je suis très émue de lire ton récit ? ça fait remonter plein de souvenirs. Si tu le permets je te contacterai plus tard pour un projet que je mets en place sur mon blog autour de la naissance. Belle vie à vous 4 :)

Anais dit :

Félicitations et bienvenue à Marin! Ce récit est très émouvant! Bon vent pour la vie à 4 :)

Cristelle dit :

Félicitations pour la belle naissance et le beau récit. Ça rappelle tellement de beaux souvenirs. Je suis certaine que l’ambiance est différente lors du nécessaire hors du cadre standard. Après la naissance de ma fille sans péri, à 4 pattes, lumières tamisée, etc mais tout de même en milieu hospitalier grâce à une super doc, les infirmières m’ont remercié d’Avoir pu assité à l’accouchement. Je n’avais pourtant aucun contrôle sur leur présence mais les mamans qui souhaitent ce genre de naissance et qui croise le doc qui l’accepte est tellement rare que c’était une première pour elles.

Miss Biscuit dit :

Je suis très émue en lisant ton récit, je rêve, j’espère vivre un accouchement aussi simple et merveilleux pour effacer la douleur de l’attente et des protocoles médicaux. Merci, merci de partager ça avec nous !!
Toutes mes félicitations et beaucoup de bonheur à vous quatre !!

laetibidule dit :

Félicitations et bienvenue à ce petit bonhomme !!!

Pomme Eglantine dit :

Félicitations pour ce bel accouchement qui a fait remonter en moi de beaux souvenirs; J’ai accouché plusieurs fois sans péridurale. C’est un vrai bonheur et que regrette qu’il faille parfois se battre pour vivre son accouchement en dehors d’un protocole donné.

Pénélope dit :

J’ai eu des frissons en lisant ce récit d’accouchement… Il m’a remémoré le mien. Je n’ai même pas penser à demander à ce qu’on me pose le monito dans une autre position qu’allongée ! J’ai bien failli craquer pour la péridurale tant c’était intenable de rester immobile sur le dos… Le corps humain est incroyable et je suis persuadée que la douleur des contractions ont un but : nous faire nous mouvoir pour trouver le soulagement et ainsi permettre à bébé de poursuivre son chemin.

Encore toutes mes félicitations ! Et bravo pour le courage dont tu as su faire preuve dans l’accouchement !

aurore jourdain dit :

Magnifique témoignage, j’en ai les larmes aux yeux. Merci beaucoup et félicitation à vous
J’espère vivre un jou un second accouchement comme celui ci;;;

lesideesdelaurea dit :

Félicitations, merci beaucoup de partager ce beau moment avec nous, et quel courage, bravo vraiment.

Stéf dit :

Joli récit qui donne la larme à l’oeil pour ce grand bonheur qu’est la naissance…

Maman Flo dit :

Superbe…

frede dit :

Bienvenue à Marin et Félicitations.
Très touchée par ton récit, en espérant que mon accouchement soit aussi beau que le tien. Je dois normalement accoucher en plateau technique avec mon SF libéral qui me suit. Mon projet sera donc normalement respecté. Mais comme quoi, parfois, il faut encore se battre le jour J. Quand comprendra t on que les femmes ne sont pas des objets que l’on manipule et que l’on peut disposer de notre corps comme on le souhaite et accoucher sans qu’on le souhaite. On est dans un pays où tout est hypermédicalisé, et les femmes qui ne veulent pas de ça ne sont pas écoutées. C’est inadmissible. C’est grace à nos combats que ça évoluera….j’espère.

leonatherapy dit :

Les larmes me montent aux yeux en lisant ton récit… Toutes mes félicitations et bienvenue à ton fils! J’ai moi-même vécu un accouchement physio à domicile, et comment dire, c’est tellement merveilleux d’avoir le choix de donner la vie comme on le désire, il n’y a pas de moment plus intense que l’accouchement!

instantsjulie dit :

Tu m’as donné des frissons, Julie. C’est très beau, c’est très intense….. Bienvenue au Monde, Marin :)

lily dit :

J’adore te lire que ça soit sur ton blog ou ta page fb ou ton profil fb, chaque mot est pesée, je suis transportée. Merci et pleins de bonheur à toi ma douce.

Muriel dit :

Que d’émotions! Merci pour le partage! <3

Jennifer dit :

C’est un très beau récit :) J’ai moi-même vécu mon deuxième accouchement sans péridurale, ce qui n’était pas prévu car après 8h de travail et le col bloqué à 4cm la péridurale ne faisait plus effet.
Je ne ressentais aucune contraction depuis le début du travail. Je m’étais rendue à l’hopital pour un simple controle, et la sage-femme qui s’occupait de moi était bien surprise que je ne ressente aucune douleur devant la violence des contractions.
C’est seulement quand la péridurale ne faisait plus effet que je les ai toutes ressenties et que j’ai pu commencer à travailler. Ma fille est née une demi-heure après :)
L’aventure recommence pour moi avec ce petit bonhomme qui grandit dans mon ventre depuis 3 mois. Sa venue est annoncée pour Noël. Je suis tellement pressée de l’avoir dans mes bras, que j’ai décidé de ne pas retenter la péridurale.

Hellvis dit :

Magnifique!
De mon côté, petites larmes et bouffées de baby spell… alors que j’ai juré que mon minus (bientôt 1 an) serait le dernier…
Félicitations aux parents, à Marin aussi (quel bouleversement pour nos petits bouts aussi).

Maï, mère portante dit :

J’ai les larmes aux yeux tellement ton texte est beau et puissant. A des années lumières de mon accouchement. J’espère que mon deuxième sera aussi beau que le tien. Que j’aurai autant de forces que toi.
Félicitations pour votre deuxième bébé, je lui souhaite une longue vie lumineuse.
Merci pour ton blog et toutes les informations que tu partages. Une vraie source inspirante.

Kids Mama Love dit :

Quelle émotion, j’ai eu l’impression de revivre mon second accouchement. Une intensité indescriptible.

Big Mama dit :

Bienvenue au monde Marin, quel joli prénom! Félicitations pour avoir tenu bon et avoir réussi à suivre le projet de naissance! J’admire ce sentiment de sérénité!

Raion Cocacola dit :

Félicitations

cerise dit :

Félicitation à vous et bienvenue à Marin, je vous souhaite très classiquement d’être heureux ! Et merci pour ce récit très émouvant. Je ne sais pas si j’aurais ce courage pour ma deuxième grossesse et je suis heureuse pour vous d’avoir réussis à mener à bien ce beau projet.

Apolline dit :

Bienvenue au petit Marin : que la vie lui soit douce et joyeuse !

Émilie dit :

J’ai — nous avons, max et moi– accouché de Solal, notre premier enfant au mois d’avril. Ce si beau texte que tu viens d’écrire, j’aurai pu l’écrire, si je savais écrire!
J’ai donc vécu un accouchement très similaire, avec « ma » sage femme et mon mari uniquement. Un moment magnifique (et, oui, certes, douloureux) auquel je repense encore très souvent 3 mois après. Existe t’il un verbe positif pour traumatisme? Parce que c’est ce que je ressens. Un événement majeur qui a changer ma vie. J’ai accouche de mon fils et accouché d’une partie de moi même. Ou d’un autre moi. Ou d’un nouveau moi.
Bonne route a ta petite famille agrandie!

Caroline Loeb dit :

Ton accouchement m’a fait penser un peu au mien. Récit très émouvant ;)

KatMarieChant dit :

C’est tellement touchant de constater comment la naissance d’un enfant est puissante! Merci pour ce beau, très beau billet. Il me fait revivre les émotions que j’ai vécu à la naissance de mon bébé.

Sarah dit :

Un article très émouvant, j’en ai les larmes au yeux. c’est vraiment beau d’être mère :)

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